Chocolat, une promotion effrénée mais méritée

Chocolat, une promotion effrénée mais méritée

Chocolat, quand le cinéma rend hommage à un artiste tombé dans l’oubli. Avec Omar Sy et James Thierrée, portés par le réalisateur Roschdy Zem.

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Publié le 8 février 2016

Auteur : Margot Dimitrov

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Ces deux dernières semaines – promotion commerciale oblige – on voit Omar Sy partout : au journal de 20 heures, invité d’honneur du plus grand cabaret du monde, l’émission populaire consacrée aux numéros de cirque, dans la plupart des journaux : Télérama, Le Monde, Psychologies…

Je ne vais pas raconter le déroulé de l’histoire encore dans cet article : à part un ermite retiré dans les Cévennes sans télévision ni accès Internet, personne en France n’ignore désormais l’histoire de Footit et Chocolat, le clown blanc qui bottait les fesses de l’Auguste noir chaque soir au cirque pour faire rire la France coloniale de la Belle époque.

Et bien, une fois n’est pas coutume, ce ramdam médiatique me plaît. Ainsi hommage est rendu au clown Chocolat-Rafaël Padilla (1865-1917) pour l’état civil. Car son histoire connue partiellement à travers l’expression populaire : « Je suis chocolat » et les affiches de réclame, cet artiste était tombé dans l’oubli. Après l’affaire Dreyfus, maltraiter un noir dans un numéro de cirque ne faisait plus rire.

Ce sont deux producteurs, Eric et Nicolas Altmayer (Mandarin), qui se sont saisis de ce sujet patrimonial du spectacle vivant français. Ce film est fidèle à la tradition du cirque puisque les numéros ont été chorégraphiés par James Thiérée, véritable enfant de la balle et accessoirement petit-fils de Charlie Chaplin, dont la filiation artistique et la ressemblance physique est indéniable.

Ensuite, les deux producteurs ont eu l’intelligence de choisir Roschdy Zem et Omar Sy, comme réalisateur et acteur principal deux hommes issus de l’immigration, qui se sont longtemps considérés comme des « imposteurs » du cinéma français, dominé par des élites blanches.

C’est un magnifique film qui nous replonge dans le Paris de la Belle époque, celui des bâtiments disparus de l’exposition universelle de 1900, près du Pont Alexandre III ou dans l’ambiance des cirques de province, divertissement du peuple comme des bourgeois de la capitale.

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