Tourmente « démocratique » en Ukraine

Des lendemains de la « révolution orange » qui déchantent.

01 Novembre 2012

Des lendemains de la « révolution orange » qui déchantent.
 
Le scrutin qui vient d’avoir lieu dans le deuxième pays de l’Europe du point de vue de la superficie n’est pas un événement négligeable. Aux portes de l’Europe et rêvant d’en être un membre de plein droit, l’Ukraine incarne pourtant une position indéfinissable entre sa réalité d’ancienne république soviétique, largement minée par l’autoritarisme politique, la corruption, les réseaux mafieux, mais également ses potentialités et sa croissance économique, il y a peu encore à deux chiffres. L’Ukraine, c’est aussi une société civile en mouvement, une opposition démocratique dynamique et l’influence considérable du modèle européen dans l’imaginaire collectif. L’Ukraine de la « révolution orange », dont l’égérie Ioulia Timochenko, continue de moisir en prison !
 
Viktor Ianoukovitch, qui tient les rênes du pays, a fait ce que font tous les dictateurs sous pression : autoriser les élections avec une idée claire sur la manière de les organiser et, surtout, de ne pas les perdre. Cette situation est, hélas, bien connue : elle consiste à gouverner un pays par défi. Résultat ? Monsieur Ianoukovich et son Parti des régions l’ont emporté avec, semble-t-il, 33,27 % contre 23 % attribués à l’opposition Batkivchchina et 14 % aux communistes. Emprisonnée, la pasionaria de l’opposition a entamé une grève de la faim en protestation contre la falsification généralisée du scrutin.
 
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jean pierre
rive
Il y a : 1 semaine 5 jours
sous reserve d un approfondissement la question suppose la reponse a plusieurs préalables:peut on repondre a une question unique pour "les religions";le christianisme ou plutôt "la foi chretienne" relevent ils de "la religion"concue comme un unique ensemble, divers certes, de paroles ,pratiques et rites; la foi chretienne n est peut etre pas de l ordre du religieux,mais comme le dit Hauerwas d une certaine ethique enracinée dans une vie orientée par la croix et la resurrection de jésus christ;sans succomber a ce qui fut une mode l areligiosité de la foi chretienne reste a mediter;ce qui ne s oppose pas a la priere a la celebration et a la liturgie;ensuite la mission (de service public)suppose que quelqu un "ENVOIE" ,le christ ou l etat;a quelle souveraineté ultime obéissons nous? alors OUI nous avons une mission de service public (notre foi ne se suffit pas de l intime )qui estde poser les signes imparfaits mais impératifs du royaume advenu parmi nous et en cours de manifestation
Claire
Bernole
Il y a : 2 semaines 1 jour
(2) Je m’appuie sur l’exemple que je connais le mieux, celui du christianisme. Jésus a nourri et guéri –y compris le jour du repos– mais il a aussi affirmé que l’homme ne vivrait pas de pain seulement. Il ne s’agit pas de prêcher la bonne parole à un ventre vide. Succès non garanti ! C’est la question de l’articulation entre aide matérielle et apport spirituel qui se pose. S’il est de bon ton d’être engagé dans des œuvres caritatives, on est en revanche rapidement taxé de "prosélyte" lorsqu’on parle de sa vie de foi. Il semblerait qu’entre un silence respectueux et une évangélisation agressive, il n’y ait pas de place pour un simple partage. Ainsi, il devenu bien plus problématique de parler de la mission d’évangélisation des églises que de leur mission de service public ! Ma conscience chrétienne me pousse à m’interroger : dans une culture où la tolérance est devenue une valeur suprême, comment assumer la mission spirituelle que me laisse Jésus tout en restant respectueuse d’autrui?