Choléra, hépatite, typhoïde, poliomyélite, bilharziose, amibiase. Ces termes barbares plus ou moins connus au bataillon ont tous un point commun : ils font parties de la famille des maladies hydriques – maladies liées à la consommation ou au contact physique avec une eau impure.

Comment l’eau peut-elle devenir si impure ?

Une seule et même source est utilisée pour la lessive, la vaisselle, les ablutions personnelles. Cette eau accueille également des déchets humains, des défections animales ou des substances chimiques. Par conséquent, l’eau devient tout bonnement insalubre ; elle est contaminée. Or, c’est cette eau que les villageois boivent, encore cette eau dans laquelle les enfants jouent, les hommes et les femmes pêchent ou se lavent. Une eau parfois remplie de petits parasites qui s’infiltrent dans le corps de l’être humain provoquant généralement diarrhées aigües, douleurs intestinales, vomissements, fièvres, déshydratation… Les conséquences peuvent s’avérer fatales. […]