Disposer de toilettes, de lavabos, d’eau potable est un bienfait. C’est une richesse, un don que nous avons tendance à oublier, considérant toutes ces choses comme acquises. À l’inverse, pour les plus pauvres, l’eau est malheureusement un trésor trop rare, quand elle n’est pas insalubre.

Des conséquences multiples

« La situation de ce village était déplorable du point de vue sanitaire : le manque de latrines publiques nous affectait. » Mawulolo Akpakli, bénéficiaire de l’action du partenaire chrétien local du SEL au Togo (ADSPE).

Consommer régulièrement de l’eau impure, ne pas avoir de toilettes, ne pas appliquer les règles d’hygiène de base a des conséquences inévitables sur la santé de l’être humain. Cela provoque diarrhées, fièvre typhoïde, maladies hydriques… Or, un enfant malade ne va pas à l’école, un parent souffrant ne peut pas travailler, le peu de revenu est dépensé en frais médicaux, etc. Quand un village entier n’a pas accès à de l’eau propre et à des sanitaires c’est, au final, toute la communauté qui est fragilisée. Et quand l’eau est loin, le problème s’accentue. Dans le meilleur des cas, il s’agit de parcourir 4 km. Mais cela signifie qu’un enfant qui va chercher de l’eau ne va pas à l’école ou y arrive en retard. Quant à la femme, ce temps pourrait être utilisé pour travailler. Encore une fois, c’est l’éducation des enfants et le revenu familial qui en souffrent. […]