Au bord de la route nationale qui mène au Mali, nous nous arrêtons à Sabce Boussouma où un forage a été aménagé avec le soutien du SEL. Les villageois présents nous expliquent : « l’eau s’est rapprochée ! »

Plusieurs femmes ont même aménagé un petit potager clos tout près du forage, ce qui leur permet d’avoir les « condiments » pour la sauce du jour. Quel contraste quand je visite quelques jours plus tard le village de Boaboagra, au Nord-Est de Ouagadougou ! Sur la piste, nous avons croisé dans la brume du matin, une maman, avec une charrette tirée par un âne, ramenant quelques fûts remplis d’eau.

Partie la veille au soir, elle a passé la nuit près du puits au bord du barrage, afin d’être la première à puiser au matin. Dans son village, en saison sèche, tous les puits sont à sec et elle s’en va courageusement 2 à 3 fois par semaine chercher l’eau dont sa famille a besoin. Que d’heures passées sur la route ou au bord du puits, à attendre, puis à puiser… Elle y va souvent avec l’une de ses filles. On est là bien loin de l’image bucolique de la femme portant fièrement une cruche sur la tête dans un paysage ensoleillé. […]