Dans le récit de Pentecôte, la foule est stupéfaite : voilà que chacune des personnes réunies là entend ces Galiléens parler dans sa propre langue, sa langue maternelle. Ces gens comprennent ce qui leur est dit mais, plus encore, ils se sentent rejoints, touchés, comme par la voix qui était celle de leur mère, et cela les déconcerte.

Dans notre monde où règne une cacophonie gigantesque, une nouvelle Pentecôte ne serait-elle pas à espérer ? Les théologiens considèrent la Pentecôte comme un anti-Babel. Babel, où Dieu punit les hommes qui parlaient tous la même langue en les condamnant à parler un langage différent. Pentecôte où chacun reçoit et comprend ce qui est dit dans sa propre langue.

On pourrait s’interroger, après une lecture rapide, sur la bizarrerie d’un Dieu qui préfère que les gens ne se comprennent pas. […]