Il les emmena jusqu’à Béthanie, puis il leva les mains et les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, après s’être prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ; ils étaient constamment dans le temple et bénissaient DieuEvangile de Luc, chapitre 24, 50-53.

Ce récit très court de l’évangile de Luc résume de manière saisissante le paradoxe de la vie chrétienne : être dans la joie alors que le Christ est absent, être dans la joie du fait même de l’absence du Christ. C’est comme si l’absence de Jésus procurait aux disciples la joie. Il ne s’agit pas seulement du souvenir de ce qui a été vécu ensemble. C’est bien plus que cela. Le Christ sur le départ, le Christ absent offre aux disciples sa bénédiction.

Bénédiction : des paroles qui affirment le cadeau de l’amour premier de Dieu pour […]