Les mesures urgentes décidées par le parlement en automne passé ont, elles aussi, suscité une telle double contrainte chez les défenseurs d’un droit d’asile digne de ce nom: sachant que la majorité du peuple suisse dirait massivement non à un référendum, fallait-il ne rien faire et accepter tacitement ces mesures inacceptables, au risque de se renier soi-même, ou fallait-il lancer un référendum pour marquer son désaccord, au risque de subir une défaite qui ne ferait que conforter les adeptes des durcissements? […]