Autant en emportent les signes

Le titre de "Signes des temps" est la traduction de la version américaine de la revue. Pourquoi un tel intitulé ? Les raisons de ce choix reflètent l’importance accordée au retour du Christ, qui se trouve au cœur du message évangélique.

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Publié le 4 mars 2016

Auteur : Claire Bernole

La revue Signes des temps doit son nom aux prophéties bibliques annonçant le retour du Christ. Dans ces textes, Jésus évoque des signes qui annoncent sa seconde venue. Cette dernière marquera la fin des temps – du moins de la vie sur terre telle que nous la connaissons. Mais l’expression n’est utilisée comme telle que dans Matthieu 16.3. Le fondateur du périodique dans sa version francophone, J. N. Andrews, appartenait à une communauté de foi qui avait redécouvert les prophéties bibliques concernant l’avenir de l’humanité (c’est ce qu’on appelle l’eschatologie) et y accordait une grande importance. Son désir de partager la bonne nouvelle du retour du Christ, promesse d’un monde renouvelé, était la première motivation de son travail.

C’est pourquoi les premiers numéros de Signes des temps proposent une lecture du livre de Daniel, l’un des principaux livres prophétiques de la Bible avec l’Apocalypse. Mais c’est surtout l’évangile de Matthieu, aux chapitres 24 et 25 , qui évoque les temps de la fin. Nous nous attarderons ici sur les signes donnés au chapitre 24, d’où est tiré le premier sous-titre de la revue : « Quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche et à la porte ». Dans les 35 premiers versets du chapitre, deux époques se chevauchent : la destruction de Jérusalem – qui correspond à la fin du monde pour les juifs contemporains de Jésus – et la période précédant immédiatement le retour du Christ. Dans l’enseignement qu’il donne à ses disciples, Jésus parle tantôt de l’une, tantôt de l’autre, tantôt des deux. Pour se concentrer uniquement sur ce qui concerne les signes de la fin des temps, voici l’énumération qu’il en fait au fil des versets : imposteurs se faisant passer pour le Christ ou pour des prophètes, guerres, famines, tremblements de terre, persécutions envers les chrétiens, manque de charité, dérèglement des rythmes astronomiques et prédication universelle de l’évangile.

En fait, une distinction essentielle marquera notre lecture de celle qui a été proposée par le passé : tous ces signes, exceptés le dernier de la liste, ne sont en réalité que des « anti-signes » puisque Jésus annonce clairement que « tout cela ne sera que le commencement des douleurs ». Ces signes n’annoncent donc pas le retour imminent du Christ mais plutôt que l’histoire est en marche : si toutes sortes de tragédies ont lieu, ce n’est par parce que Dieu a abandonné la terre. Et Jésus d’encourager ceux qui le suivent à persévérer dans leur foi. Chaque génération peut vérifier la réalisation de ces signes dans les événements de son époque. Chaque génération peut estimer que ce sa situation se dégrade par rapport à celles qui l’ont précédé. Le Christ se contenterait-il de donner des signes qui n’en sont pas ? La clé du message se trouve au verset 36 (étayé par les paraboles du mauvais serviteur et des 10 vierges qui suivent) : nul ne connaît ni le jour ni l’heure. Il est donc vain de chercher à calculer une date ! L’objectif de Jésus est de nous inviter à la vigilance, de nous maintenir dans une dynamique de foi et d’engagement dans le partage de la parole de Dieu. Car naturellement, on s’endort à force d’attendre, surtout si on pense pouvoir se réveiller juste à temps grâce à un signal précis.

Finalement, un seul signe est véritablement précurseur de la seconde venue du Christ : la prédication universelle de l’évangile. Mais ce signe sera, d’après notre compréhension du verset 14, si proche de son retour que chaque personne qui se sent interpellée a toutes les raisons de ne pas attendre ce moment pour s’engager avec Dieu.

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Fondée par l’Église adventiste, la revue bimestrielle Signes des Temps porte un regard chrétien sur notre vie et notre époque.
La revue paraît en mars, juin, septembre et décembre. En mai 2020, il est annoncé l’arrêt de la production d’articles.

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