Des vœux sur fond de guerres

Des vœux sur fond de guerres

La seule alternative à la violence est l’accueil des différences.

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Publié le 24 janvier 2013

Auteur : Nathalie Chaumet

C’est sur fond de guerres que s’est ouverte l’année 2013 : les bombardements se poursuivent en Syrie faisant de nombreuses victimes, la situation critique au Mali a entraîné l’engagement militaire de la France, les populations de la région des Grands Lacs en Afrique sont martyrisées pour l’exploitation minière du coltan aux seules fins de téléphonie mobile, la prise d’otages en Algérie s’est soldée par un bain de sang… Dans ces temps des vœux où nous nous souhaitons le meilleur possible, elles sont bien nombreuses ces populations qui ont vu cette nouvelle année s’ouvrir dans la terreur.

Un des récits bibliques qui exprime cette pulsion de mort dévastatrice est celui de Caïn et Abel. Qu’ils sont nombreux les Abel de la terre à perdre leur vie sous le déchaînement de la violence, proies involontaires de Caïn avides de pouvoir et de profits qui se déploient dans une toute-puissance meurtrière. Dans le récit biblique, Caïn ne supporte pas le regard de Dieu sur Abel, dans la différence que ce regard fait surgir entre eux deux. Caïn ne supporte pas l’autre qui, loin d’évoquer pour lui une forme de complémentarité, devient, par sa différence, menace pour son intégrité. Abel est à anéantir et Caïn ne réalise pas qu’il signe sa propre disparition dans ce meurtre de l’origine : l’errance qu’il va vivre dira cette impossibilité à demeurer désormais en lui-même.

Masse indistincte

Une part de la violence surgit d’une appartenance à une identité qui ne supporte aucune tolérance à l’égard d’autrui. La différence est vécue comme source d’angoisse et perte identitaire. Pour que le soi survive, l’autre ne peut s’inscrire que dans un même indéfiniment répété qui détruit toute autre forme d’expression humaine, sociale ou culturelle. La pensée s’immobilise alors en une forme unique qui agglutine les individus en une masse indistincte et se resserre jusqu’à étouffer toute vie. […]

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