Dieu, tu existes ou non ?

Dieu, tu existes ou non ?

Plusieurs étapes ont été nécessaires à Gilles pour passer de l’athéisme familial à sa confiance en Dieu.

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Publié le 16 mars 2015

Auteur : Gilles Delaugère

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Je suis né dans une famille sans histoires. Élevé dans un foyer aimant, avec ma sœur, j’ai eu une enfance paisible. Bon élève à l’école, je n’avais pas beaucoup de camarades mais j’étais apprécié en classe. Je n’ai manqué apparemment de rien. On ne parlait pas de Dieu à la table familiale. Mon père avait rejeté le catholicisme dans lequel il avait grandi et la famille de ma mère était profondément marquée par la laïcité. Je n’ai donc pas reçu d’éducation religieuse et j’ai développé une forme d’indifférence voire de méfiance vis-à-vis de l’Église. Je l’imaginais ennuyeuse.

Insatisfait, je cherche

À l’adolescence, j’ai ressenti un vide face aux questions de l’existence. J’ai cherché à le combler par la musique. Pendant plusieurs années j’ai développé sans relâche un intérêt pour la musique classique explorant tous les styles depuis l’antiquité jusqu’à l’époque contemporaine. J’ai fini par me lasser. J’ai recherché alors dans d’autres domaines une satisfaction similaire : la peinture, la littérature, les sciences. Mais cela ne me comblait pas. Je recherchais ce que j’appelais « la racine des choses ». Frustré, je vivais un malaise intérieur.

À reculons, mais j’avance

Après mes études, je suis parti avec ma fiancée en Allemagne travailler dans une entreprise française. Inscrite à l’Université, celle-ci a fait la connaissance d’un groupe d’étudiants chrétiens* qui se retrouvaient le midi pour discuter. Ils avaient une réunion en semaine à l’université à laquelle nous avons été invités. J’y suis allé au début à reculons car j’étais méfiant. Je ne voulais pas me laisser entraîner par un mouvement que je ne connaissais pas. Ma question était simple : « Dieu, existes-tu ou non ? » J’ai alors été frappé par la sincérité des étudiants pendant les cultes, touché par l’intérêt qu’ils manifestaient pour moi. Cela contrastait beaucoup avec la superficialité ambiante. Un jour, l’un d’eux s’est fait baptiser. Son témoignage m’a interpellé et encore plus l’expression radieuse de son visage juste après son baptême. […]

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