La Bible, manuel politique

La Bible, manuel politique

Armand Laferrère a analysé la politique des deux Testaments. Une lecture passionnante

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Publié le 3 avril 2013

Auteur : Vincent Volet

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Une idée à la mode veut que les religions soient hostiles à la liberté de l’homme. Armand Laferrère prouve qu’au contraire les textes bibliques ont contribué à fonder l’idée de la liberté des individus. «Dès le début, la Bible montre qu’il convient de limiter le pouvoir», explique-t-il. C’est ainsi qu’il faut comprendre la création de quatre formes de pouvoir concurrentes pour gouverner les hommes, dans le Deutéronome, avec les rois, les juges, les prêtres et les prophètes. Par la suite, tout le texte biblique insiste sur le fait qu’il ne faut pas faire trop confiance aux hommes de pouvoir et regarder en face leurs faiblesses.

A côté de sa dimension religieuse et morale, la Bible apparaît donc comme un grand livre de réflexion politique. «Cela n’a rien d’étonnant, note Armand Laferrère, puisque la Bible est l’histoire d’un peuple. Les textes les plus anciens en reflètent l’idée politique fondamentale: le pouvoir est une nécessité, mais il faut se méfier des hommes politiques qui en abusent.» «Les réflexions sur le pouvoir et sur la nature humaine sont liées, poursuit le chercheur. Les premiers livres de la Bible donnent une présentation nuancée de l’homme. Etant à l’image de Dieu, il a la possibilité d’améliorer le monde, mais il y a aussi chez lui une inclination au mal. Cela rend nécessaire la limitation de son pouvoir.»

Une des originalités de la Bible, comme texte fondateur, est sa propension à montrer les défauts des puissants. On attendrait plutôt du livre qu’il loue inconditionnellement leurs exploits admirables. Or même face aux plus grands héros, elle exprime des réserves. Abraham donne sa femme à un autre, Moïse est colérique et peu éloquent… David, le roi le plus important, était aussi un personnage peu recommandable, manipulateur et fourbe. «Le devoir de tout héritier est de reconnaître sa grandeur, mais aussi ses défauts et ses crimes», remarque l’auteur. […]

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