L’abécédaire d’Antoine Nouis : P comme… progrès

L’abécédaire d’Antoine Nouis : P comme… progrès

En désacralisant le monde, la Bible a favorisé le développement de la science et de la technique. Depuis quelques décennies, les possibilités de la technologie rendent l’homme de plus en plus puissant... jusqu’où peut-il aller sans se détruire ?

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Publié le 15 juin 2013

Auteur : Antoine Nouis

La notion de progrès repose sur une vision linéaire de l’Histoire. Dans un de ses livres, André Dumas souligne que pendant des milliers de générations la vision du temps fut beaucoup plus cyclique et mythique qu’historique. Selon les vieux stoïciens, le monde se renouvellerait tous les quatre cent mille ans, en étant plongé dans un embrasement purificateur. Et selon Platon, le temps des hommes court vers sa décadence. Le monde dans lequel le temps s’écoule est comme un yo-yo lorsqu’il s’éloigne de la main divine qui le tient. C’est le temps de la dégénérescence où l’homme s’éloigne des secrets et des vérités oubliées. Dans les deux cas, l’Histoire est un destin dégradant.

Désacralisation du monde

La Bible propose une autre conception du temps. Si l’homme et la femme ont été créés dans un jardin, ils ont été expulsés de ce lieu paradisiaque lorsqu’ils sont entrés dans l’Histoire. Un chérubin a alors été placé à l’entrée du jardin pour empêcher le retour vers l’origine (Gn 3,24). Le paradis originel est symbolisé par un jardin alors que celui qui se trouve au terme de l’Histoire est représenté par une ville, la Jérusalem céleste. La différence entre le jardin et la ville est que la seconde est l’œuvre des humains. […]

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