Les religions et le monde

Les religions et le monde

Pour le pasteur Michel Bertrand, les religions doivent oser rendre compte d’une intelligence de la foi et la mettre en œuvre.

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Publié le 16 février 2015

Auteur : Michel Bertrand

« Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? » La phrase a tourné en boucle dans les médias après les tragiques événements de début janvier et la marche citoyenne qui a suivi. Une question lancinante qui disait encore l’effroi, le désarroi et l’incompréhension devant l’horreur, mais qui exprimait déjà à la fois une volonté d’agir pour empêcher le retour de la barbarie et un appel à réfléchir, à distance des passions et des émotions. Une telle requête, visant à prendre en compte la complexité d’un réel douloureux et inquiétant, n’est pas facile à faire entendre devant l’urgente nécessité de dispositions à prendre.

Mais surtout quand des experts, souvent « hors sol », prétendent avoir déjà tout compris des causes et des raisons de ces drames, avançant péremptoirement leurs analyses et solutions simplistes. Il appartient pourtant à chaque citoyen-ne, à chaque composante de la société d’entrer dans une démarche d’approfondissement. Les religions, au centre de bien des discussions ou critiques, ont également à prendre leur part de ce difficile travail sur elles-mêmes et sur la société.

Car l’Histoire nous le rappelle, elles ont trop souvent été en danger d’intolérance, facteurs d’exclusion et d’oppression des consciences, recelant en germe et mêlé aux richesses dont elles sont porteuses un risque de violence faite à l’autre. Une violence dont la Bible elle-même se fait l’écho dans des textes qui livrent un visage de Dieu inquiétant (1). Ces écrits scandalisent souvent les non-croyants et embarrassent les chrétiens qui ont tendance à les écarter sans les interroger. Ils ne doivent pourtant pas occulter ces réalités gênantes, ni méconnaître les dangers que comporte toute croyance ou certitude dès lors qu’elle s’absolutise. Ricœur le disait, « c’est du fond même d’une conviction forte qu’il y a le péril de la violence ». […]

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