Pâques, une expérience à vivre

Pâques, une expérience à vivre

Comment comprendre le passage de la Passion à la résurrection. Des personnalités protestante, catholique et orthodoxe témoignent. Un dossier collectif de la rédaction.

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Publié le 27 février 2013

Auteur : Paolo Mariani

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«L’amour est le plus fort»

Claire Clivaz, professeure assistante de Nouveau Testament à l’Université de Lausanne La résurrection est le centre de la foi chrétienne, pour Claire Clivaz, professeure assistante de Nouveau Testament. «Je n’adhère pas aux courants qui considèrent la résurrection peu essentielle car difficile à croire.» Le cœur de la foi chrétienne repose sur la fragilité du témoignage. Tout démarre avec peu de chose: un tombeau vide. Même les disciples, en apprenant la nouvelle, commencent par dire qu’il s’agit d’un non-sens. «Cette tension entre un contenu incroyable et un contenant fragile me plaît», sourit la théologienne. Elle aime de plus en plus vivre la Passion et Pâques au travers des rites communautaires. En commençant par le dernier repas de jeudi saint. Puis Vendredi-Saint «à vivre intensément» comme cela se fait dans certaines traditions comme les pleureuses de Romont. «Vivre la passion est une manière de s’identifier à l’événement. Nous serons touchés par l’un ou l’autre des personnages: Marie, Jésus, les disciples, Pilate, la femme de Pilate… Il y a là un fort potentiel pour nous faire avancer. Il faut prendre ce temps.»

Pour la professeure, l’impact éthique de la résurrection est capital. «Qui peut dire qu’il change quelque chose à sa vie en fonction de sa résurrection?» demande-t-elle en citant la parabole du riche et du pauvre. Autre aspect fort, la résurrection braque les projecteurs sur le corps. «Le corps est important, c’est là que se passe notre vie. D’abord, je dois écouter ce qu’il me dit. Ensuite, j’ai le droit d’aller au bout de mes émotions. Jésus prend le risque de vivre et donne sa vie. C’est un appel à s’engager, à vivre vraiment.» Enfin, la résurrection est une transformation radicale du corps physique en corps spirituel. «Paul utilise l’image de la graine qui se défait et se transforme. L’identité est préservée. Ce n’est pas une remise à zéro, ni une compensation de nos souffrances. Mais la manifestation glorieuse que, au cœur des souffrances, l’amour a été le plus fort.» […]

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