Comment se préparer à notre fin inévitable ?

Comment se préparer à notre fin inévitable ?

La réponse du pasteur Marc Pernot.

Un contenu proposé par Lab'Oratoire

Publié le 20 avril 2017

Auteur : Marc Pernot

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Question d’un visiteur :

Bonsoir cher pasteur,

J’ai 65 ans et je suis face à une maladie qui peut être mortelle. Je suis en insuffisance rénale et l’évolution peut être très lente ou bien rapide. Je n’en sais rien. De tout manière nous devons tous mourir et un jour ou l’autre la question se posera. Elle se pose à chaque être humain.

Comment peut-on agir, comment peut-on penser pour se préparer et ne pas être désespéré par sa propre déchéance et la souffrance? Comment aborder sa mort?
Comment ne pas se laisser à aller à la terreur ou au désespoir?
[…]

Merci pour votre réponse cher pasteur.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Merci pour votre excellente question. Effectivement, vous avez raison, notre vie sur terre est de toute façon a temps limité. Oui, cela peut désespérer mais il est possible de voir ce fait autrement. Comme le dit l’adage « il faudra bien mourir un jour ? Oui, mais tous les autres jours nous vivrons ! ».

De plus, notre vie n’est pas faite pour la mort, mais pour la vie, chaque journée qui passe n’est pas seulement une journée de moins à vivre mais une journée de plus et une occasion d’approfondir, une occasion d’apprendre, une occasion de beauté et d’embellissement de quelque chose, de relation, d’espérance et de confiance, de contemplation, de joie…

Je connais une dame bien âgée qui se dit, en se réveillant le matin :

  1. « encore une journée de résurrection », dans la louange.
  2. Puis elle se demande qu’est-ce qu’elle peut faire d’utile aujourd’hui. Et inventer ainsi un peu quelque chose de neuf, de supplémentaire, de gratuit. Cela peut se chercher dans la prière, pour que Dieu éclaire notre vocation, nos moyens, qu’il nous ouvre les yeux sur les personnes qui nous entourent, et sur ce monde qu’il aime.
  3. Si elle ne trouve pas a priori quelque chose d’utile à faire (cela pourra venir en cours de journée), alors elle se demande alors ce qu’elle peut faire d’agréable pour se réjouir. Parce que nous ne sommes pas simplement une personne faite pour le service mais aussi une personne faite pour la joie et pas seulement les joies spirituelles (mais oui, aussi elles). Et pour cela aussi, la prière est bonne, approfondissant l’instant de joie. […]

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