Ces derniers temps, mon ado adorée est… comment dire? Ça finit en «able». Exécr… presque. Ador… sûrement pas! Epouvant… quasiment. Ah oui: invivable! J’ai donc essayé d’appliquer les méthodes que nous distillent ces journaux féminins qui nous veulent tant de bien; j’ai tenté, sans trop y croire, les solutions entendues lors des conférences données par des éducateurs ou psys qui avaient tout compris, mais n’avaient certainement pas eu les mêmes enfants que moi. Du désespoir, je suis passée aux tentatives d’intimidation, aux périodes de privations diverses (portable, sorties…). Mais, bredouille sur tous les fronts, j’ai dû constater que ces éclats de mauvaise humeur portaient un nom:«l’adolescence», et que le seul remède valable qui s’offrait à moi s’appelait «subir avec patience».

J’ai bien tenté de brandir la menace ultime:«Si tu continues comme ça, on t’envoie comme fille au pair en Suisse alémanique ou en Allemagne. Tu verras comment ce sera, là-bas!». Un peu comme on dirait à un petit enfant: «Si tu ne finis pas ta soupe, j’appelle l’ogre, et c’est lui qui va te manger!». Le problème, c’est qu’un ado est moins impressionnable qu’un petit! Et ce qui a pu marcher à une certaine époque n’est certainement plus valable à l’heure actuelle. […]