Béliers

Ce film, rude comme ses protagonistes, tient du conte de Noël et de la saga, ces contes islandais remplies de luttes fratricides pour de la terre et des moutons. Il mêle le burlesque et le drame, le bucolique et la tempête, il est très dépaysant.

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Publié le 23 décembre 2015

Auteur : Jacques Champeaux

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Toute la vie locale tourne autour du mouton : on en fait des poèmes, on les engage dans des concours, on les accroche au mur du salon en peinture ou empaillés, on les retrouve dans les énormes pulls jacquard ou à la cuisine en gigot. On comprend dès lors qu’abattre les moutons, c’est amener le désastre dans la vallée et les joyeuses réunions d’antan se transforment en discussions sinistres.

Le film nous plonge dans une nature belle mais austère, un paysage grandiose mais un climat inhospitalier où ne peuvent survivre que des hommes robustes habitués à une vie solitaire. Les fermes sont distantes de plusieurs kilomètres, il n’y a pas de vrais villages mais une sorte de maison commune où les familles se réunissent pour boire, discuter ou organiser des concours de mouton. L’isolement de ces fermiers est compensé par la chaleur de ces rencontres et la solidarité dont ils font preuve quand ils ont des problèmes. Mais on comprend qu’il est difficile d’attirer des femmes dans cette vallée perdue et les deux frères sont tous deux de vieux célibataires. Kiddi est un sanguin porté sur l’alcool. Gummi est un flegmatique qui passe ses soirées à faire des puzzles. Le premier tire des coups de fusil dès qu’il est énervé, le second l’observe de loin avec des jumelles. Tous deux se moquent de ne pas avoir d’enfants mais ne peuvent supporter que leur race de moutons, la lignée de Bolstad, puisse disparaître. […]

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