Castellion et la liberté de conscience

Sébastien Castellion (1515-1563), admiré par Michel de Montaigne, est bien connu pour son action en faveur de la liberté de conscience et pour son refus de toute violence dans les débats d’idée, même et surtout dans le domaine de la religion.

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Publié le 10 janvier 2015

Auteur : Marc Pernot

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En particulier ce cri est célèbre et mériterait d’être inscrit en lettre d’or : « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme ».

C’est ce qu’il écrit à Jean Calvin qui vient de laisser brûler Michel Servet, accusé de blasphème.

Il prolonge ce débat, cette querelle contre Jean Calvin par des propositions pour mettre fin aux guerres de religions en France, propositions fort mal accueillies aussi bien par les protestants que par les catholiques.

Voici ce qu’écrit sur ce débat entre Calvin et Castellion le théologien en ami André Gounelle

L’affaire Michel Servet

Michel Servet, un médecin espagnol, a publié en 1531, à Haguenau en Alsace, un livre très critique envers la doctrine trinitaire. Ce livre, intitulé De Trinitatis erroribus, est-il aussi antitrinitaire qu’on le dit généralement ? En le lisant, j’ai eu le sentiment qu’il proposait plutôt une variante de la doctrine trinitaire, différente de la version admise en ce qu’il ne comprend pas de la même manière la notion de personne. À vrai dire, il s’agit d’un ouvrage confus, obscur, parfois incohérent; on a de la peine à discerner ce que Servet pense exactement.

Quoi qu’il en soit, ce traité soulève une réprobation générale ; pour éviter qu’on l’arrête et le condamne, Servet doit se cacher. Dans les années 1550, sous un nom d’emprunt, il exerce la médecine à Vienne, dans la vallée du Rhône. En secret, il y rédige un ouvrage intitulé Christianismi Restitutio, par quoi il faut entendre le retour au christianisme originel, celui de Jésus et des disciples, antérieur aux formulations trinitaires et christologiques des grands conciles des quatrième et cinquième siècles. […]

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