Comment interpréter le Coran ?

Comment interpréter le Coran ?

La violence de certains versets du Coran pose la question de leur interprétation, littérale, allégorique ou contextualisée.

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Publié le 26 janvier 2015

Auteur : Louis Fraysse

Les responsables du culte musulman ne cessent de le répéter : « L’islam est une religion de paix. » Pourtant, les djihadistes, qu’ils agissent en France, en Syrie ou au Pakistan, tuent au nom leur religion. Certains versets du Coran appellent au meurtre. La question de leur interprétation, littérale ou circonstanciée, est plus que jamais d’actualité.

Les deux principales sources écrites de la religion musulmane sont le Coran et le Hadith. Le Coran est le texte « révélé » par Allah à Mahomet au début du VIIe siècle. Le Hadith, aussi appelé Sunna, regroupe les propos et les comportements attribués au Prophète. C’est la tradition de l’islam.

L’herméneutique (science de l’interprétation des textes) de l’islam est ancienne, mais elle n’est pas à la portée de tous. « Le travail d’exégèse islamique requiert une excellente connaissance de la tradition et de la langue arabe classique, explique Mohammed Hocine Benkheira, directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Tout musulman n’est pas censé s’autoriser à interpréter lui-même le Coran. Pour cela, il existe des autorités religieuses compétentes et reconnues. »

Utiliser l’allégorie

Dès la fin du VIIIe siècle, une approche rationaliste du Coran gagne en influence, jusqu’à être instituée en dogme d’État par le calife al-Mamoun (813-833). C’est l’école moutazilite, qui promeut le libre arbitre du musulman et insiste sur le « sens caché » de la révélation, à l’opposé de l’approche littéraliste. Par la suite, certains penseurs musulmans, comme le philosophe perse Avicenne (980-1037), vont poursuivre dans cette tradition, arguant que pour accéder à la vérité profonde, le musulman doit user de l’allégorie et remettre le texte en question.

On a longtemps considéré que « l’âge d’or » de l’islam s’était éteint avec la mort en 1198 du grand philosophe andalou Averroès. Ensuite, l’islam aurait sombré dans une sorte de « Moyen Âge ». Pourtant, comme l’ont montré les travaux du philosophe français Henry Corbin, une pensée philosophique dynamique s’est poursuivie en terre d’islam, principalement dans le monde perse. […]

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