Des arbres et une mère

Des arbres et une mère

[Cannes 2015] "The sea of Trees" de Gus Van Sant et "Mia Madre" de Nanni Morreti. Un double coup de cœur.

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Publié le 19 mai 2015

Auteur : Jean-Luc Gadreau

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Les films américains étant rares cette année en compétition, le nouveau Gus Van Sant était donc très attendu. « The Sea of Trees » (la forêt des songes en version française) était présenté à la presse hier soir. Côté italien, une autre grande attente de cette matinée, le nouveau Nanni Morreti « Mia Madre ».

J’attends toujours avec impatience le premier coup de cœur personnel lors d’un festival. Je dis bien personnel, car il ne reflète pas forcément l’avis des critiques intellos qu’un festival se doit évidemment d’accueillir. Cette expérience fut celle d’un coup double à quelques heures d’intervalle. Hier soir d’abord, lors d’une séance tardive de cette mystique « forêt des songes ». L’histoire d’un américain joué par Matthew McConaughey qui se rend dans une gigantesque forêt japonaise au pied du mont Fujiyama pour mettre fin à ses jours. Son projet va se retrouver chamboulé par un japonais (Ken Watanabe) venu, semble-t-il, pour les même raisons mais qu’il va tenter de secourir lui donnant alors l’occasion de réfléchir à sa propre histoire lié à son épousé (Naomi Watts). Puis ce matin, avec « Mia Madre » dans un style totalement différent, plein d’émotions et d’humour… l’histoire d’une réalisatrice (Margherita Buy) en train de tourner son nouveau film avec un acteur américain (John  Turturro) qui a visiblement quelques problèmes de mémoire et de pratique de l’italien, et vivant dans le même temps une séparation sentimentale et l’accompagnement dans ses derniers jours de sa mère, lui donnant ainsi l’occasion de se confronter à son identité et à ses relations humaines.

Le point commun se trouve déjà sans doute dans la qualité de jeu des différents acteurs cités. Beaucoup de justesse, de profondeur… un trio parfait dans la forêt des songes, éblouissant dans les « face à face » nombreux et souvent torturés, un Turturro purement jouissif, qui n’est pas sans rappeler parfois Roberto Benigni, face à une très belle et touchante Margherita pour le Morreti. […]

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