Jonathan Hanley habite près de Dinan en Bretagne. Après avoir œuvré au Pakistan parmi les réfugiés afghans, il a travaillé avec les Groupes Bibliques Universitaires puis exercé en tant que pasteur en Provence. Il a poursuivi pendant une quinzaine d’années un engagement auprès des malades du Sida avec l’association Signe de Vie-Sida. Il anime le comité de sélection des Éditions-LLB (Ligue pour la Lecture de la Bible) et contribue régulièrement à plusieurs périodiques, dont Le Christianisme Aujourd’hui. Écrivain et traducteur apprécié, il est l’auteur de la série Un pasteur dans la poche ainsi que des livres Une église rayonnante, Vers une foi sereine et La maison de la grâce publiés aux Éditions Farel.

Qu’est-ce qui vous a motivé à entrer dans l’écriture de ce nouveau livre ?

Depuis que mon premier livre a été publié en 2003, je suis toujours en train d’en écrire. Dans l’écriture, je trouve un outil qui me permet de mettre un peu d’ordre dans mes interrogations, mes découvertes et mes réflexions. J’ai la chance d’avoir un éditeur qui est content de me publier. J’ai toujours été interpelé par la tension entre le désir de sédentarité et l’attrait du voyage. Mon livre précédent traitait de la sédentarité et de l’habitation (La Maison de la grâce, Farel, 2008). Alors celui-ci traite du voyage et de la route.

Un livre qui parle de la route, du cheminement personnel… mais vous utilisez parfois le terme pèlerinage. Ce n’est pas forcément un terme fréquent dans le langage évangélique. Comment l’abordez-vous personnellement ?

Je pense que si le terme pèlerinage n’est pas fréquent dans le langage évangélique, c’est par réaction contre l’idée qu’il serait méritoire ou pourrait participer à notre salut. Mais le pèlerinage compris simplement comme un voyage de découverte spirituelle devient une belle invitation de la part de Dieu. La Bible est remplie de tels voyages où l’être humain approfondit sa connaissance de Dieu en cheminant avec lui. Abraham, Moïse, les prophètes, les disciples de Jésus, Paul… si souvent en route !

De plus, j’aime explorer certaines formes de piété qui ne sont pas habituelles dans ma tradition évangélique. […]