Woody Allen retrouve les années Trente. L’action nous conduit sur la côte d’azur dans la société fortunée où les demeures ressemblent à des décors de théâtre et où la vie n’est d’ailleurs que représentation. Dans ce monde, on apprécie fort le mystère ; le spiritisme fait la fortune de ceux, celles en l’occurrence, qui savent en user.

Dans ce monde où le fantastique est monnaie courante, nous accompagnons le personnage central, Stanley, au long d’un parcours finalement initiatique qui va le révéler à lui-même. Prestidigitateur de son état, Stanley prétend ne pas s’en laisser conter. Il connaît les mille et une façons de duper un parterre de spectateurs, de lui faire prendre l’illusoire pour le vrai. Ce n’est donc pas à lui qu’on fera croire que le réel cache quelque mystère que ce soit.

Lui qui sait faire apparaître et disparaître un éléphant, refuse radicalement de croire à tout arrière-monde et cultive un matérialisme radical. […]