« Ni recette, ni miracle »

L’écrivain Joël Dicker, 30 ans, publie un nouveau roman, « Le livre des Baltimore ». Il parle du succès, de la boxe et des valeurs pour lesquelles il est prêt à se battre.

Un contenu proposé par bonne nouvelle

Publié le 26 octobre 2015

Auteur : Vincent Volet

Lire directement l’article sur bonne nouvelle

Votre livre « La vérité sur l’affaire Harry Quebert », a connu un succès mondial il y a trois ans. Avez-vous voulu le nouveau aussi palpitant ?
Joël Dicker : Il y avait dans le livre précédent un côté polar et haletant. J’ai essayé de garder le côté haletant, parce que, quand je lis, j’aime bien que le livre soit bien emmené, mais ce n’est pas un polar, parce que je voulais faire quelque chose de différent.

Dans « Le livre des Baltimore », avec le même personnage principal, il s’agit davantage d’une histoire de famille. C’est la vôtre ?
Je fais de la fiction. Ce qui m’intéresse est d’inventer vraiment des histoires, des personnages. Ma vie, je la connais, elle n’est pas particulièrement intéressante. Pour moi, ce qui compte, c’est d’inventer et de raconter une histoire de a à z. Ce n’est pas la réalité du tout, ce n’est pas mon histoire, c’est vraiment une fiction. Et c’est ce qui me plaît.

Qu’est-ce qui a le plus changé pour vous avec le succès ?
Ce sont les voyages. J’ai fait une tournée de trois ans avec mon livre. Cela a été une longue épopée pour moi. Et puis, l’écriture est devenue mon métier. Ces grands changements sont intervenus dans ma vie professionnelle. Mais le réel, c’est mon entourage, c’est d’être heureux, des choses assez simples, et le succès n’y est pas directement lié. Dans cet aspect-là de la vie, rien n’a changé au fond.

Vous racontiez l’histoire d’un jeune écrivain dont le livre connaît un succès phénoménal. Cela ne fait pas peur de voir les choses écrites se réaliser ?
Il y a bien l’histoire d’un jeune écrivain qui connaît le succès. Mais ce n’est qu’une infime partie du livre. Si le livre avait été un échec, on aurait dit que j’avais fantasmé une vie. Là, comme le livre a eu du succès, on y a vu une prophétie, mais la prophétie après coup n’en est pas vraiment une. Qu’est-ce qui fait le succès d’un livre ? S’il y avait une recette pour écrire un livre, cela se saurait. Ce qui est beau, c’est qu’il n’y a ni recette, ni miracle. Cela tient à la magie du livre. Tout d’un coup, un livre touche des gens. Une autre fois, le livre n’aura pas le même écho. La vie est fragile, il ne faut pas l’oublier.

Quel rôle la religion joue-t-elle dans votre vie ?
Je suis croyant et c’est une partie de ma vie. Mais c’est une affaire personnelle qui se limite à ma perception des choses et à ma culture. […]

Lire la suite sur bonne nouvelle

Dans la même rubrique...

« Un homme pressé »

« Un homme pressé »

Fabrice Luchini campe l’histoire d’un homme d'affaires respecté qui court après le temps et qui voit sa course se stopper brusquement quand il est victime d'un accident cérébral.

Un contenu proposé par ArtSpi’in
Un temps pour mourir

Un temps pour mourir

Le journaliste Nicolas Diat s'est penché sur la fin de vie des moines, ces hommes qui ont choisi de se retirer du monde pour consacrer leur vie à prier et à se rapprocher de Dieu.

Un contenu proposé par Blog de la Librairie protestante

Du nerf et de la tendresse

Avec "Du nerf !", son premier CD solo, la chanteuse Lilou révèle son autre facette musicale, tout en subtilité et en tendresse.

Un contenu proposé par Radio Réveil

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

bonne nouvelle

bonne nouvelle était le mensuel de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud, en Suisse. Il proposait des interviews, dossiers sur des thèmes d’actualité, reportages, informations et réflexions sur l’Église et la vie spirituelle.

Suite à l’interruption de parution du mensuel en novembre 2016, nous n’alimentons plus en nouveaux contenus la page de ce partenaire.

Derniers contenus du partenaire

Abonnez-vous à un média protestant !