Figure incontournable en Alsace, Jean-Frédéric Oberlin a eu un ministère qui était enraciné dans une petite paroisse locale mais qui pourtant a eu un retentissement bien plus important. Homme d’action, il impressionne par le nombre et la diversité des projets qu’il a pu mener. Cherchant aussi bien à répondre aux besoins spirituels que physiques de ses paroissiens, il apparaît comme un précurseur de ce que l’on appelle aujourd’hui le développement holistique ou la mission intégrale.

Jean-Frédéric Oberlin est né en 1740 à Strasbourg dans une famille protestante de 9 enfants. Très jeune, il exerce sur lui une stricte discipline, notamment en ce qui concerne l’argent et l’épargne. Ce comportement lui permet en conséquence d’exercer sa générosité. C’est ainsi qu’un jour, au marché, il offrit ses modestes économies à une paysanne dont les œufs avaient été brisés par des enfants mal intentionnés.

Jean-Frédéric Oberlin grandit et il va fortement être influencé par le piétisme. Le 1er janvier 1760, il a 20 ans et il rédige un document dans lequel il explique se consacrer entièrement à Dieu. Il écrit : « Dieu éternel et d’une sainteté infinie, je viens à toi, en confessant que je suis un grand pécheur. (…) Je te consacre tout ce que je suis et tout ce que j’ai : les facultés de mon âme, les membres de mon corps, ma fortune et mon temps. » […]