En 1726, Voltaire est indésirable en France et s’exile en Angleterre. Il dresse alors un constat implacable sur l’état du christianisme dans le pays : « On est si tiède à présent sur tout cela, qu’il n’y a guère de fortune à faire pour une religion nouvelle ou renouvelée. » Pourtant, le ministère de John Wesley ne commencera que peu de temps après et sera à l’origine d’un profond réveil dans le pays !

Bien que le christianisme soit en recul dans l’Angleterre du début du XVIIIe siècle, c’est bien dans une famille de pasteurs qu’est né John Wesley en 1703. Favorable à l’introduction de certaines réformes, son père est néanmoins rattaché à l’Église anglicane. Quant à sa mère, elle accorde une grande attention au suivi spirituel de ses enfants et elle va avoir une influence importante sur lui.

En 1720, John Wesley rejoint la ville d’Oxford pour y poursuivre son cursus. Quelques années après, c’est là-bas qu’il commence à diriger des rencontres de prière et d’édification entre étudiants. Par dérision, le groupe est appelé « le club des saints » et ses membres « les méthodistes », en raison de « la régularité et de l’esprit de méthode qu’ils apportaient dans leurs pratiques religieuses ». […]