Retour à Ithaque

Retour à Ithaque

Une longue soirée et une nuit de retrouvailles entres cinq amis sexagénaires.

Un contenu proposé par Pro-Fil

Publié le 7 janvier 2015

Auteur : Marie-Jeanne Campana

Lire directement l’article sur Pro-Fil

Laurent Cantet est un documentariste dans l’âme, au sens le plus noble du terme : celui qui utilise sa caméra non pour faire une œuvre de pur esthétisme mais pour nous livrer une œuvre d’esthétisme moral, c’est-à-dire éthique, qui délivre un message et nous montre à voir une part d’humanité. Sans sacrifier aux modes qu’un réalisateur palmé se doit de suivre, Laurent Cantet se paye le luxe de nous offrir un film d’auteur, artisanal, sans pour autant sacrifier à la technique cinématographique qu’il maîtrise parfaitement, pour notre plus grand bonheur.

Sur une terrasse d’un immeuble de La Havane, qu’on ne quittera qu’une brève fois, la réunion est joyeuse. Le film s’ouvre sur une séance de joie communicative. Ces amis, heureux de se retrouver dansent et chantent avec la légèreté d’amis qui se retrouvent enfin et qui se préparent à faire la fête. Puis au fil des échanges la joie et la légèreté s’estompent et laissent place à la nostalgie, à la désillusion face à l’échec des rêves qui ont bercé leur jeunesse et de l’avenir radieux qu’on leur avait promis et qui n’a jamais été au rendez-vous. La critique du régime castriste est féroce : « Nous sommes nous trompés ou pire, nous a-t-on trompés ? » On pourrait penser que Cantet a fait du théâtre filmé, car on retrouve les règles fondatrices du théâtre classique. Unité de lieu : le décor est quasiment unique, une terrasse d’un immeuble de La Havane. Unité de temps : le film se déroule entre 15 h environ jusqu’à l’aube. Unité de thème : le film suit une seule intrigue. Mais Cantet est beaucoup plus habile. Il ne nous enferme pas dans ce huit clos à ciel ouvert. […]

Lire la suite sur Pro-Fil

Dans la même rubrique...

« Mank » : hommage au cinéma et critique de son industrie

Dépassant la question de l’écriture du scénario de "Citizen Kane", "Mank" propose une réflexion sur le cinéma mais aussi, de façon plus intime, sur la solitude et les chemins de rédemption.

Un contenu proposé par Les blogs de Vincent Miéville

« Sylvie’s Love »… un amour extraordinaire

Au son du jazz traditionnel, cette romance au style vintage, met en vedette Tessa Thompson et Nnamdi Asomugha dans le rôle d’amoureux qui se cherchent et peinent à se trouver.

Un contenu proposé par ArtSpi’in

« Song for a dream » de Indochine

Chanter son rêve et ses espérances, n’est-ce pas le fonds de commerce de tout poète musical ? C’est en tout cas le but avoué de ce titre d’Indochine « Chanson pour un rêve ». L'analyse de Jonathan Hanley.

Un contenu proposé par Christianisme Aujourd’hui

Les combats de la liberté

Pour Jacques Ellul, la liberté est une valeur fondamentale du christianisme qu'il faut sans cesse repenser, méditer quitte à se laisser remettre en question au plus profond de nos convictions.

Un contenu proposé par Blog de la librairie 7ici

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Pro-Fil

Fondé par le pasteur Jean Domon, Pro-Fil propose chaque semaine des critiques de films et porte un regard protestant et filmophile sur le cinéma.

Derniers contenus du partenaire