« Samba », parler des sans-papiers avec humour

« Samba », parler des sans-papiers avec humour

Parler des étrangers en situation irrégulière sous la forme d’une comédie, c’est le pari osé de Samba, des réalisateurs d’Intouchables, Olivier Nakache et Éric Toledano.

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Publié le 28 octobre 2014

Auteur : Laure Salamon

Le 20 octobre, la Cimade organisait avec l’ARP, société civile d’auteurs-réalisateurs-producteurs et le Cinéma des Cinéastes à Paris une projection suivie d’une discussion sur le thème : « Les sans-papier, de la fiction à la réalité ». En guise d’introduction, Olivier Nakache a remercié la Cimade et les intervenants des permanences où ils se sont rendus avec Éric Toledano pour observer leur travail.

Synopsis : Samba Cissé (Omar Sy), sans-papiers sénégalais depuis dix ans à Paris, travaille comme plongeur. Après avoir obtenu une promesse d’embauche, il se rend en préfecture pour faire une demande de régularisation. Il se retrouve ensuite en centre de rétention administrative (CRA), lieu d’enfermement des étrangers en situation irrégulière, près de Roissy, en région parisienne. Viennent pour l’aider deux femmes, militantes d’une association d’aide aux étrangers, Manue (Izia Higelin) et Alice (Charlotte Gainsbourg), cadre qui sort à peine d’un burn out et tente de se reconstruire.

Après deux heures de projection, un débat s’est engagé entre Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, Lisa Carayon, bénévole de la Cimade et enseignante en droit à Paris X, et Delphine Coulin, auteur du livre Samba pour la France (Seuil – 2011) et co-scénariste du film.

Quel rôle a joué la Cimade, dont on ne cite jamais le nom dans le film ?

Jean-Claude Mas : Les réalisateurs ont assisté à des permanences où les bénévoles de la Cimade reçoivent des étrangers. Nous avons aussi jeté un regard sur le scénario.

Le film est-il réaliste sur la situation des sans-papiers ?

Jean-Claude Mas : Les scènes en rétention, au tribunal ou au travail disent des choses intéressantes avec un certain réalisme. Même si on constate que certains passages sont un peu caricaturés pour servir la comédie. On regrette que les réalisateurs et l’équipe du film n’aient pas profité du film pour faire passer un message.[…]

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