Star Wars, forcément bien

Star Wars, forcément bien

Enfin forcément… pas si évident que ça quand on a conscience du défi de J.J. Abrams et de Lawrence Kasdan au scénario pour écrire une intrigue qui relance les enjeux de la mythique saga. Allons, je ne créerai pas de suspense ici : défi relevé !

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Publié le 18 décembre 2015

Auteur : Jean-Luc Gadreau

Les mois de décembre nous ont habitués à livrer chaque année un ou plusieurs blockbuster hollywoodiens comme on les aime (ou pas…). Après trois ans de trilogie Tolkienne façon Peter Jackson, 2015 nous mets la tête dans les étoiles. Plongeons direct trente ans après le final du « Retour du Jedi », quand Luke Skywalker a vaincu L’Empereur, ramené son père Dark Vador du côté lumineux de la force, et l’Alliance Rebelle repris les rênes de la galaxie. Si tout semblait plutôt en bonne voie, les choses parfois ne tournent pas forcément comme il se doit.

Une nouvelle République a été instaurée et un Sénat élu. Mais des héritiers de l’Empire, appelé « Premier Ordre », n’ont pas rendu les armes et entendent bien au contraire rétablir leur ordre au travers d’une destruction radicale de tous ceux qui se dressent sur leur passage, en particulier la Résistance menée par Leia Organa, bras armé de la République.

Luke Skywalker a préféré s’exiler sur une planète inconnue, tel le vieux sage Yoda avant lui et la Résistance et le Premier Ordre se sont lancés en parallèle dans une quête pour le retrouver, lui le seul capable « d’apporter la paix et la justice » et « dernier Jedi de la galaxie ».

Evidemment, je n’irai pas plus loin en ce qui concerne l’histoire choisissant de ne rien spoiler afin de vous laisser le charme des découvertes. Car il y en aura de nombreuses à faire, tant dans le scénario lui même que dans les nouveaux personnages qui rejoignent l’intrigue (ou la quittent). En fait la grande réussite de ce septième opus ce situe précisément dans cette capacité d’adaptation remarquable de J.J. Abrams (habitué il faut le dire de ce genre de challenge) pour garder l’esprit du passé et insuffler du nouveau sans dénaturer mais au contraire même renouveler comme il faut.

Tous les ingrédients des épisodes précédents sont là, en particulier ceux de la trilogie originale. Clins d’œil réguliers par le biais de personnages, de répliques et d’allusions. Batailles spatiales impressionnantes et combats lasers mais sans surenchère numérique qui avait pu en gêner plus d’un dans la seconde trilogie. De véritables héros qui se lèvent, des créatures très diverses et, en général, assez sympathiques et surtout une dose parfaite d’humour qui apporte le sourire, voire même le rire, nécessaires. Et enfin un générique culte et la musique du génialissime John Williams qui nous régale les oreilles et la mémoire. Un film spectaculaire et drôle, qui parvient parfaitement à faire le pont entre hier et aujourd’hui.

Et pour ceux qui aiment réfléchir, trouver des analogies avec la société, la spiritualité, la vie… « Le Réveil de la force » se révèle très intéressant, comme globalement pouvaient l’être aussi les précédents films. On assiste inévitablement à un combat entre de gentils « résistants » et des méchants aux traits fascistes. Mais tout n’est pas aussi simple, et d’un côté comme de l’autre, les questionnements peuvent exister et des retournements se produire. La prise de conscience de la manipulation et de l’horreur peut déclencher ainsi chez celui qui est façonné dans le mal une réaction résistante. À travers la désertion de FN (heu… comment dire… toutes ressemblances avec des initiales existantes seraient purement fortuites ! Surtout quand derrière l’armure blanche se cache un noir J)… FN qui deviendra Finn, on comprend par exemple que derrière les « Stormtroopers » (chasseurs impériaux, soldats de l’Empire Galactique et aujourd’hui du Premier Ordre) se cachent des humains qui peuvent véritablement être perdus, déboussolés, mais qu’en même temps s’engager du côté des gentils n’est pas chose aisée. Personnellement, je trouve d’ailleurs très astucieux ce choix de donner la part belle à un Stormtroopers ! Même les méchants peuvent s’avérer de bonne facture et changer. La conversion est toujours possible et la grâce offerte à tous, même si tous ne l’acceptent pas ! J

Alors oui, ce genre de film permet facilement les analogies, et il peut être intéressant de relever certains détails et pouvoir en discuter, peut-être même l’utiliser mais il me semble aussi que le prendre simplement, tel quel, et se divertir avec peut aussi suffire sans chercher d’argumentations obligatoires supplémentaires. Car côté divertissement « Le réveil de la force » sera l’un des musts de 2015… alors faites-vous plaisir, ça fait du bien. Et rendez-vous bientôt pour la suite car après celui-là on attend bien sûr qu’une chose : la suite !

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