Bangui : un aumônier protestant témoigne

Bangui : un aumônier protestant témoigne

Le pasteur Vincent Bru est aumônier militaire, détaché à Bangui (République Centrafricaine) auprès des soldats français de l’opération militaire Sangaris.

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Publié le 25 janvier 2015

Auteur : Laure Salamon

Depuis quand intervenez-vous à Bangui ?

Je suis en poste au Gabon mais détaché provisoirement à Bangui en République centrafricaine (RCA) depuis décembre, en attendant le relais par un aumônier de métropole. Nous avons suivi les forces françaises du Gabon envoyées en RCA. Je fais régulièrement des allers-retours entre Libreville et Bangui même si je suis le plus souvfent à Bangui. La liaison entre les deux capitales dure entre 2 h 30 et 3 h d’avion. Je suis basé dans le camp Mpoko près de l’aéroport, il accueille les troupes françaises et le contingent des forces africaines (Misca).

Le camp abrite plusieurs milliers de soldats alors qu’il est prévu pour quelques centaines. Les conditions de vie sont rustiques. Des réfugiés sont venus demander ici la protection de l’armée française. En décembre, quand je suis arrivé, ils étaient trois cents. Dans le camp de réfugiés à côté de l’aéroport, ils sont maintenant entre 50 000 et 100 000. Et beaucoup de réfugiés se trouvent dans des sites répartis dans la ville de Bangui, surtout des églises. L’église luthérienne à vingt mètres du camp héberge un millier de réfugiés.

En quoi consiste votre action ?

J’accompagne les soldats français moralement et spirituellement. J’anime des cultes. Le dimanche, des militaires français et d’autres issus des contingents de la Misca y assistent ainsi que des réfugiés. On se retrouve à 80 fidèles. Jusqu’à janvier, un pasteur centrafricain animait le culte avec moi mais il est parti pour un autre pays.

Le travail de l’aumônier est d’aller au contact des militaires en toutes occasions : activités sportives, séances d’entraînement, temps de loisirs, de repas… Cela permet d’être connu des militaires de tous grades. Des liens humains voire d’amitié peuvent se tisser. Ainsi, le jour où ils en éprouvent le besoin, ils savent que nous sommes là. Notre devise est la suivante : nous ne sommes pas seulement les aumôniers militaires des protestants mais aussi les aumôniers protestants des militaires. […]

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