Centrafrique : « Comprendre les racines de la violence extrême »

Centrafrique : « Comprendre les racines de la violence extrême »

Une délégation de religieux et intellectuels français s'est rendue à Bangui du 22 au 25 octobre. Objectif : permettre les échanges avec des intellectuels centrafricains, témoins directs des horreurs de la crise que traverse leur pays.

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Publié le 31 octobre 2014

Auteur : Franck Lefebvre-Billiez

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Que dire de la Centrafrique ? Les images qui nous en parviennent, de manière sporadique et à l’occasion de l’une ou l’autre bouffée de violences, sont souvent d’une horreur qui laisse sans voix. Dans la plupart des cas, elles sont analysées sous le seul angle du conflit interreligieux – angle caricatural, laissant de côté une bonne partie des causes qui ont produit le chaos centrafricain, et contre lequel s’insurgent les responsables religieux centrafricains eux-mêmes. Mais le spectacle de la violence semble un défi à l’analyse, à la compréhension, et même à toute volonté d’apporter une aide.

C’est pour « comprendre les racines de la violence extrême » qu’une délégation de religieux et intellectuels français s’est rendue à Bangui du 22 au 25 octobre. Emmenée par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, elle comptait notamment dans ses rangs Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France, l’imam de Bordeaux Tareq Oubrou, ainsi que des universitaires et intellectuels reconnus comme l’historien Jacques Sémelin, le magistrat Antoine Garapon, ou encore la sociologue Françoise Parmentier, présidente de l’association d’intellectuels chrétiens Confrontations.

Au programme de la délégation, pas moins de cinq tables rondes organisées en trois journées denses de rencontres, avec plusieurs dizaines de participants centrafricains. Plusieurs lieux symboliques : l’université de Bangui, le grand séminaire catholique, la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui (FATEB), l’Alliance française… Objectif : libérer la parole des intellectuels centrafricains. Leur permettre d’exprimer l’horreur de la violence quotidienne, mais aussi les raisons profondes de cette violence. […]

Photo © Claire Bernole pour Défap

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