La tentation de l’Évangile de la prospérité

Tantôt prônée, tantôt suspectée de détourner les fidèles du véritable Évangile, que veut dire la théologie de la prospérité dans l’espace évangélique francophone ?

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Publié le 21 février 2017

Auteur : Sébastien Fath

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Les Églises n’entretiennent pas toutes le même rapport au succès, de même face à certains enseignements bibliques. Des exemples ? Pensez à « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme » (3 Jn 1, 12), ou encore : « Je suis venu afin que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jn. 10, 10). Dans certaines Églises évangéliques, ces versets de la Bible sont peu lus, et encore plus rarement prêchés. Dans d’autres, ils sont appris par cœur et commentés très régulièrement. Pourquoi ce décalage ? Il tient à une approche différente de la prospérité. Certaines Églises la prônent, la souhaitent pour leurs membres. Quitte parfois à en faire une exhortation centrale, presque obsessionnelle. D’autres se méfient de ce qu’elles appellent la « théologie de la prospérité », suspectée de détourner les fidèles du véritable Évangile, porteur d’un « Royaume » qui « n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36). Mais que veut dire exactement cette théologie de la prospérité dans l’espace évangélique francophone ?

Des effets marqués

Cette théologie défend de manière centrale un lien de cause à effet automatique entre foi chrétienne et effets visibles sur le bien-être physique, social et matériel. Un lien organique est établi entre foi et réussite. Le don financier, souvent présenté comme une semence, est survalorisé comme vecteur de bénédiction. « Donnez, pour que Dieu vous bénisse. » Cette approche s’ancre dans l’histoire protestante. De Max Weber et son Éthique protestante et l’esprit du capitalisme à Alain Peyrefitte et sa Société de confiance, nombreux sont les auteurs à s’être penchés sur l’affinité culturelle de longue durée entre protestantisme et prospérité. […]

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