Le peuple syrien, martyrisé, trouve en lui-même le courage de résister

Le peuple syrien, martyrisé, trouve en lui-même le courage de résister

Le pasteur Philippe Kabongo-Mbaya détaille et éclaire le martyre du peuple syrien. Comparant le sort de ce peuple à celui du général Naaman, conté par la Bible, il conclut que le chemin de la liberté ne peut venir que de l’intérieur.

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Publié le 31 mars 2015

Auteur : Philippe Kabongo-Mbaya

Plus jamais ça… On ne pourra pas dire : le monde ne savait pas… Ces expressions ne sont-elles pas en train de devenir ringardes au regard de la gravité de la situation en Syrie ? Le paradigme en lequel nous sommes entrés est celui qui dissocie intelligence, conscience et volonté.

Ces facultés ressemblent à des accessoires d’un décor aveugle, tragique, où décideurs et simples citoyens paraissent sous l’empire d’une impuissance partagée. Après les massacres de 108 personnes à Houla, dont 49 enfants, la barbarie semble se préciser. Qui enlèvera la pierre qui enferme le sort des Syriens en cette fatalité indéchiffrable ?

Quinze mois de lutte contre une dictature féroce, autrement sanguinaire et déterminée qu’en Égypte ou en Tunisie ; quinze mois que Bachar el-Assad, soutenu diplomatiquement et militairement par l’Iran, la Russie, la Chine, répand l’horreur et l’enfer sur les Syriens ! 10 000 morts au bas mot, qui n’ont cependant pas entamé le courage de ce peuple fort et fier, dont les familiers de la Bible reconnaissent sa noblesse multimillénaire.

Comme à son accoutumé, l’ONU ne cesse de louvoyer. La Ligue arabe ne fait pas mieux. Quelques gouvernements occidentaux ont haussé le ton, réclamant un holà ou une action qui viendrait des Nations unies. Son ancien secrétaire général, Kofi Annan, médiateur mandaté, est sur le point de jeter l’éponge. Il n’avait pu obtenir que l’envoi de 300 observateurs sur place. L’essentiel de son plan reste sans suite. Notamment le retrait par le pouvoir des armes lourdes de grandes villes et l’engagement d’un dialogue avec les insurgés.

Le lépreux et l’armée

Devant la détermination macabre de Bachar el-Assad, la position de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité, un groupe de pays occidentaux et arabes se tâte. Ils prendraient leurs responsabilités à l’extérieur du cadre onusien. 58 % de Français soutiendraient une intervention militaire en Syrie. Les opposants syriens, eux, ne sont pas franchement favorables à une « solution » à la libyenne. C’est de l’intérieur de leur pays, par l’initiative et l’action de ceux qui habituellement ne comptent guère, qu’ils espèrent voir l’issue à cette insoutenable barbarie. Écoutant un ami syrien, un récit biblique m’est revenu à l’esprit. […]

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