République démocratique du Congo : au Kivu, le mal et l’espoir

République démocratique du Congo : au Kivu, le mal et l’espoir

La nouvelle brigade de « casques bleus » envoyés au Kivu suffira-t-elle à ramener la paix, après près de vingt ans d’un conflit atroce ?

Un contenu proposé par Réforme

Publié le 5 mars 2015

Auteur : Marie Lefebvre-Billiez

Le 28 mars dernier, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, prise à l’unanimité, créait une nouvelle brigade de « casques bleus » pour intervenir dans l’est du Congo, dans la région du Kivu, où sévissent actuellement des milices rebelles (dont le M23). Ce contingent de quelque 3 000 hommes rejoindra fin avril la force déjà présente dans le pays de 20 000 soldats, la Monusco. Principale nouveauté : cette brigade dispose d’un mandat lui permettant d’attaquer les rebelles, de les neutraliser et de les désarmer. Jusque-là, les « casques bleus » devaient uniquement s’interposer sans intervenir. Ils ont été inefficaces contre les terribles exactions commises à l’occasion de ce conflit contre les populations locales, notamment les femmes et les enfants. Le viol est en effet utilisé comme une arme de guerre systématique et les plus jeunes, enrôlés de force, connaissent le sort des enfants-soldats.

Barbarie

La nouvelle brigade de l’ONU s’inscrit dans le contexte d’un accord-cadre signé le 24 février dernier à Addis-Abeba (Éthiopie), lors duquel les parties en jeu, notamment le Rwanda voisin, soupçonné de soutenir les rebelles, étaient parvenues à un terrain d’entente. Sera-t-elle suffisante ? Aucun expert ne peut le dire, car le conflit dépasse largement ses composantes politiques. Selon Pierre Jacquemot, ancien Ambassadeur en république démocratique du Congo (RDC) de 2008 à 2011 et désormais chercheur à l’Institut national de relations internationales (IRIS), « la situation du Kivu est gravissime et dure depuis 1996, deux ans après le génocide au Rwanda, quand les troupes rwandaises ont envahi deux tiers du Congo et ont amené à sa tête Kabila père ». Selon la théologienne catholique Véronique Margron, en visite au Kivu à l’été 2012, en près de 20 ans, ce sont « entre 300 000 et 500 000 femmes qui ont été mutilées. Face à une telle barbarie, on ne peut que pleurer et hurler, car tous les mots sont dérisoires ». […]

Poursuivez votre lecture gratuitement sur le site de Réforme

Dans la même rubrique...

Un fond de solidarité Covid-19

Si les milieux des Églises ont su trouver des moyens de s’adapter au contexte de la crise sanitaire, les partenaires du Défap hors de France ont aujourd'hui besoin d’aide.

Un contenu proposé par Défap

Après les élections américaines… le « Trumpisme »

Au-delà de la confusion autour des résultats de ces élections et de la victoire de Joe Biden, c’est l’affirmation d’un mouvement populiste, anti-élite, nationaliste et conservateur qui domine.

Un contenu proposé par Campus protestant

Donald Trump et le quatrième pouvoir

L'interruption de la la retransmission de la conférence de presse du président Trump est un évènement majeur. Imagine-t-on dans notre pays la télévision interrompre un discours du président de la République ?

Un contenu proposé par Le blog d’Antoine Nouis

Cinq choses à savoir sur Joe Biden

Le 7 novembre, après un duel serré contre Trump et quatre jours de suspens, Joe Biden a été officiellement élu 46e président des Etats-Unis. Connaissez-vous tout de lui ?

Un contenu proposé par Une plume et des gens

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Réforme

Chaque semaine, Réforme commente les grands événements politiques, économiques, les phénomènes de société ainsi que les débats sociaux. Il offre un éclairage original sur l’actualité religieuse, artistique et littéraire.

Derniers contenus du partenaire

bannière podcast