Un collègue pasteur me disait crânement qu’aujourd’hui « il entrait en carême »… Un comble ! Lui, ce protestantisme, dont la raison d’être est de nous affranchir de toute servitude religieuse au nom du Christ, c’est-à-dire de proclamer la grâce offerte à tous et sans condition ! Le protestantisme, c’est le christianisme de la liberté religieuse ! Quand le Réformateur Zwingli distribuait des saucisses le jour du carême, c’était une provocation, c’était aussi une prédication, la prédication de l’Évangile, celle d’un Dieu qui nous aime tels que nous sommes !

Au diable les contritions, les mortifications, les devoirs imposés et les jeûnes. Tout cela n’est qu’une forme larvée d’égoïsme : on se fait son petit salut, on se prépare sa petite place au soleil, on se rend plaisants à Dieu ! […]