nouvelles habitudes

15 innovations du Covid qui vont durer

La crise du coronavirus nous aura rendus particulièrement créatifs. Parmi ces 15 inventions, il y a fort à parier que certaines s’ancreront désormais comme des habitudes ou des changements acquis.

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Publié le 29 mars 2021

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

C’est entendu, nous affrontons une crise sanitaire, qui a mis en route les meilleurs cerveaux et les meilleurs laboratoires du monde pour nous en sortir : décodage du génome du virus et de ses variants, développement des tests de dépistage de plus en plus rapides, découverte des vaccins en un temps record… La médecine a fait des progrès considérables en un an.

Mais nous aussi, nous avons développé des habitudes et comportements adaptatifs remarquables, en modifiant nos modes de travail ou de vie, en imaginant des alternatives, et en innovant – y compris dans les domaines les plus quotidiens.

C’est pourquoi ces 15 innovations-là risquent de devenir des routines :

1 – Le masque

La grande star de l’épidémie était, jusqu’il y a peu, utilisée presque exclusivement dans les pays asiatiques. Chez nous, le masque faisait figure d’OVNI. Il a ses détracteurs, ses adeptes résignés et ses inconditionnels. A n’en pas douter, même après le pic épidémique, il restera un accessoire commun, que nous continuerons certainement à utiliser lorsque nous sommes enrhumés (ce qui est, finalement, une très bonne habitude) ou dans les lieux très fréquentés, ou encore avec les professionnels qui nous approchent d’un peu trop près.
Le masque lui-même a connu déjà de nombreuses innovations : transparent, pour les enfants, assorti aux tenues, pour chanter…

2 – Le télétravail

Pendant des années, pour certains il était le Graal, pour d’autres un cauchemar. Il est entré instantanément dans la vie de nombreux travailleurs, ce qui a aussi permis de le remettre à sa juste place. D’abord en le dé-diabolisant (oui, les Français travaillent quand ils sont chez eux – beaucoup, même) mais aussi en le relativisant : il n’est pas la panacée universel et nous avons intégré à quel point les contacts sociaux nous étaient vitaux, y compris avec nos collègues. Le chez soi, oui, mais au bureau aussi !

3 – Manger dans la rue

Les Français aiment les restaurants et les petits bistrots, et c’est un supplice de devoir s’en passer. Les restaurants d’entreprise et autres cantines sont également fermés. Qu’à cela ne tienne : manger dans la rue est devenu une pratique déculpabilisée. On s’installe à peu près n’importe où pour un sandwich ou un plat chaud sur le pouce – sur un banc, des marches d’escaliers, seul ou à quelques-uns… Samedi dernier, j’ai dégusté avec bonheur un gâteau de mon pâtissier préféré, accompagné d’un délicieux café, en plein milieu du jardin des Tuileries, un fabuleux salon de thé à ciel ouvert !

4 – Le slashing
J’avais déjà évoqué cette nouvelle tendance du travail, qui consiste à exercer plusieurs métiers ou fonctions différentes – le mot lui-même désigne la barre oblique (slash) qui sépare ces diverses activités. Eh bien, cette tendance s’est nettement accélérée ! Si l’on met à part les libraires qui ont, un temps, vendu des légumes pour montrer qu’ils étaient essentiels et rester ouverts, beaucoup de travailleurs se sont essayé à d’autres métiers qu’ils cumulent ou qui sont venus remplacer une activité principale momentanément arrêtée. Une preuve de résilience, basée sur la curiosité et la polyvalence. Je connais une coach/apicultrice, une vendeuse/créatrice, une comédienne/professeure d’équitation, un chauffeur de VTC/livreur…

5 – Les invitations à déjeuner

Impossible désormais d’inviter ses amis à dîner, couvre-feu oblige. A moins de prévoir une soirée pyjama, pour leur offrir le gite et le couvert, ce sont les déjeuners qui ont pris le pas à présent dans les invitations. Autant dire qu’il faut réserver à l’avance ses samedis et ses dimanches… En tout petit groupe, et le plus souvent en famille, on se retrouve pour déjeuner. Et le petit plus, c’est qu’ensuite on peut aller marcher pour s’offrir une petite promenade digestive de proximité. Et comme les beaux jours pointent leur nez, les pique-niques reviennent en force : dans un parc ou en pleine nature, à l’air libre et au soleil, on peut déjeuner en paix. C’est la bamboche, version Covid-correcte.

6 – Les activités à l’extérieur

La Nature nous fait de l’œil depuis un an, et on le lui rend bien. Etre en contact avec les éléments naturels est devenu vital pour la plupart d’entre nous. Avez-vous remarqué à quel point nous nous regroupons facilement autour de l’eau ? Canal, étang, plage…sont des spots ressourçants. Et cela s’est vite traduit par une reprise significative des activités sportives d’extérieur : marche nordique, running, vélo, mais aussi yoga ou Pilates dehors – fermeture de salles oblige. On respire mieux, on « sent » même, et on est tellement plus attentif à l’évolution de la végétation autour de nous – y compris pour les urbains les plus calfeutrés. D’autres se sont mis au jardinage, voire à la création de potager, aussi modeste soit-il.

7 – Les livres

Non, ils ne seront pas détrônés par le tout-digital ! Il faut noter la vigueur avec laquelle les Français ont défendu leurs libraires pour confirmer que le livre reste le meilleur ami du confiné/déconfiné. Il aide à passer le temps, à s’évader, à se sentir compris… On peut l’emporter partout, sans batterie ni chargeur… Il n’est plus vain de parler désormais des bienfaits de la bibliothérapie (une tendance que nous avions déjà repérée ici).

8 – Travailler en pyjama

Vous connaissiez le « Friday wear », cette tenue plus décontractée que l’on s’autorisait une fois par semaine au bureau ? Voici désormais le « lounge wear » : la tenue confortable que l’on porte chez soi, en particulier si l’on n’est pas obligé de sortir. Jogging, t-shirt confortable ou même pyjama souple font partie de nos nouvelles tenues de travail. S’il faut éviter d’y recourir lorsqu’on est en visio-conférence, plus personne ne culpabilise de s’accorder ce confort sans contraintes, qui n’a rien d’un laisser-aller. Ce besoin s’inscrit dans l’esprit cocooning qui revient en force dans nos foyers, nos nouvelles grottes !

9 – Le circuit court

Nous sommes beaucoup plus attentifs à notre consommation, et privilégions de plus en plus les achats autour de chez nous. Ceci, non seulement parce que rayonnons dans un périmètre restreint, mais surtout pour notre bien et celui de nos commerces et services de proximité. Nos achats alimentaires privilégient désormais le circuit court, et pour le reste, nous avons à cœur de faire travailler nos commerçants de quartier (libraire, parfumerie…) pour qu’ils puissent continuer à exister, plutôt que des grandes enseignes franchisées ou des plateformes en ligne. Même si l’offre est parfois plus réduite, nous les connaissons et ils sont également de meilleur conseil. C’est une consommation plus raisonnée et solidaire.

10 – Les puzzles
Dans un ras-le-bol des écrans et un besoin de s’occuper en se changeant les idées, les puzzles ont fait un retour en grâce inattendu et leurs ventes ont explosé dès le premier confinement. Ils ne sont plus réservés aux enfants et leurs vertus apaisantes sont maintenant bien démontrées. 95% des ventes concernent des puzzles pour les adultes, de 500 à… 54 000 pièces ! Finis les paysages ringards, ils proposent désormais des reproductions de tableaux, du street-art ou des héros de séries.

11 – Revenir à sa couleur naturelle
Le confinement 1 aura eu des conséquences capillaires. Avec la fermeture des salons de coiffure, les cheveux ont non seulement rallongé, mais ont fini par reprendre, pour certain(e)s, leur tonalité naturelle. Il n’en fallait pas plus pour franchir le pas de l’indépendance ultime : arrêter de se colorer les cheveux. Une envie qui s’accorde avec ce besoin d’authenticité qui nous taraude.

12 – La cuisine maison

Bien se nourrir est devenu une préoccupation fondamentale. Dans cette optique, quoi de mieux que la cuisine maison, surtout quand on a un peu plus de temps – où que l’on déjeune chez soi ? Les chefs sont nos nouveaux gourous, et les recettes de cuisine, surtout les plus traditionnelles, les petits secrets que l’on s’échange. Faire mieux avec moins, cuisiner-santé ou inventer pour donner de la joie, la cuisine est un triple plaisir : celui de préparer, celui de déguster et celui de partager. On en avait aussi parlé il y a quelque temps sur l’antenne de Fréquence protestante, avec « La cuisine du placard » de Nicolas Bergerault.

13 – La nouvelle manière de libeller ses mails
Vous avez remarqué, nos mails ont pris un ton plus chaleureux et attentionné ? Désormais, ils commencent souvent par « J’espère que vous allez bien » et se terminent par « Prenez soin de vous » – une alternative tellement plus résiliente au très convenu « Cordialement ».  Parce que tout à coup, l’autre, même s’il est un fournisseur ou un collègue, compte beaucoup plus à nos yeux. Et il n’est pas mièvre de montrer qu’on se soucie de lui, bien au contraire.

14 – Le Do-it-yourself

La tendance à faire soi-même ne se limite pas à la cuisine. L’envie de choisir des ingrédients naturels, y compris pour l’entretien de sa maison ou ses soins d’hygiène ou de beauté, couplée à la nécessité de réduire ses déchets et emballages nous conduit désormais à fabriquer un certain nombre produits nous-même. Des lingettes démaquillantes lavables au déodorant, en passant par la lessive, le shampoing solide ou les meubles, on s’est mis sérieusement à créer et bricoler. Derrière ces nouvelles pratiques émerge une envie d’auto-suffisance, en réduisant notre dépendance à ceux qui nous approvisionnent. Pour ce qui est des produits maison (lessive, produit pour le sol…), je vous renvoie à cette excellente émission que j’ai eu la chance de faire avec Régine Quéva, une spécialiste en la matière.

15 – La fin de la bise

Elle, c’est une des perdantes de l’épidémie. Les effusions rapprochées et autres partages de truffes avec tout-un-chacun sont proscrites, et finalement on ne s’en porte pas plus mal. Si comme moi, vous avez détesté, enfant, le fameux « Fais la bise à la dame », il est probable que vous puissiez désormais continuer à revendiquer de vous en passer. A part pour mes (très) proches, la bise ne me manque pas. Et il est à parier que le principe de précaution nous autorisera à l’avenir, à continuer à en faire l’impasse, pour la remplacer par un tendre « hug », un sympathique « check » ou un serein « Namasté ».

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