Au mépris des droits des réfugiés

Au mépris des droits des réfugiés

Les informations se croisent et se percutent les unes les autres avec force, concernant les actions menées par l’État. Avec une question : serait-il atteint d’une forme virulente de schizophrénie ?

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Publié le 2 novembre 2015

Auteur : Marie-Odile Wilson

Jugez-en plutôt. Une circulaire interministérielle cela circule, c’est sa fonction première. Celle-ci, que j’ai vu passer, est relative à la mise en œuvre du plan « Répondre au défi des migrations : respecter les droits – faire respecter le droit ». Elle est datée du 22 juillet. Belle intention affichée ici. Un titre alléchant !
Mais voilà que ces derniers jours, d’autres services de l’État agissent d’une manière qui ne correspond pas forcément à l’intention affichée précédemment.

Depuis le 21 octobre, des avions de la sécurité civile ainsi que de très nombreux policiers sont mobilisés pour aller chercher et transférer loin de Calais des centaines de migrants : des Syriens, des Irakiens, des Érythréens, des Soudanais. Est-ce pour les emmener dans de vrais camps d’accueil, dignes de ce nom, gérés par la Croix-Rouge par exemple ? Est-ce pour « respecter les droits et faire respecter le droit » ? Est-ce pour les sortir, par le haut, de la « Jungle de Calais » ?
Pas vraiment. Ils sont en effet transférés dans des centres de rétention sur tout le territoire, le plus loin possible de Calais, par groupes de cinquante environ. Qui a eu l’occasion de voir l’exposition de la Cimade intitulée : « Ceci n’est pas une prison » comprendra tout de suite. Ce n’est pas un camp d’accueil, ce n’est pas une villégiature, les barreaux y sont omniprésents. Ils y sont enfermés.

Précarité totale

Ainsi donc, dans le même temps où une plate-forme nationale réfléchit sur les actions à mettre en œuvre pour accueillir les réfugiés dignement, d’autres services étatiques les emprisonnent. Puis, commente la Cimade, quand un juge a annulé les procédures presque toujours illégales, ces personnes sont relâchées à toute heure du jour et de la nuit, à des centaines de kilomètres de Calais, sans moyens de transport ni hébergement, dans une précarité totale. Respect du droit ? Des droits ? […]

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