Coûts et bénéfices de l’immigration

Etienne Piguet est l'auteur de «L’immigration en Suisse», un livre majeur qui offre un panorama clair, concis et impartial de la politique suisse en matière d’immigration.

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Publié le 8 décembre 2015

Auteur : Emmanuel Rolland

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Etienne Piguet, comment vous êtes-vous intéressés à l’immigration ?

Peut-être en raison de mon origine familiale. Mes parents étaient protestants, très engagés dans un mouvement qui s’appelait alors le « Réarmement moral », où se fréquentaient des gens venus du monde entier. Ils offraient l’hospitalité à des Erythréens, des Nigérians avec lesquels nous avons donc vécus, enfants. Plus tard, j’ai travaillé à la Croix Rouge pour gagner un peu d’argent durant mes études. Je faisais partie des « observateurs » qui s’assuraient que les procédures en matière de droit d’asile étaient respectées. A ce titre, j’ai assisté à plus de cent auditions entre des requérants d’asile et des fonctionnaires de l’administration. Quand ensuite j’ai passé mon doctorat, j’ai choisi comme sujet de thèse : « La création d’entreprise par les migrants » qui était donc un sujet à cheval entre l’économie et les sciences sociales sur cette question à laquelle j’ai toujours été sensible. (Thèse publiée chez l’Harmattan NDLR).

Comment analysez-vous les scores récents de l’UDC ?

C’est le symptôme d’une inquiétude compréhensible d’une grande partie de la population. Elle pourrait d’ailleurs s’exprimer de manière bien plus forte quand on songe à la vitesse à laquelle le monde change et à quel point les dégradations sont plus visibles que les progrès dans la vie quotidienne. Vous voyez ce clochard à l’entrée ? Il y a 10 ans, il n’était pas là. Pourtant le clochard est une figure classique de la littérature du XIXème et du XXème siècle. Mais nous avons eu en Suisse 30 années de très grande prospérité, une parenthèse « enchantée » où la pauvreté n’était plus visible. Aujourd’hui, elle l’est de nouveau et les gens sont choqués. Le vote UDC n’est pas forcément le signe que la xénophobie augmente mais traduit plutôt la volonté populaire de « reprendre le contrôle », d’avantage d’ordre, de sécurité, le retour à ce que l’on a connu, quand il n’y avait plus ou si peu de mendicité dans les rues. On peut évidemment regretter la récupération politique de ces peurs mais enfin, elles sont réelles et pas illégitimes. Tous les électeurs de l’UDC ne sont pas xénophobes même s’il y a des xénophobes parmi les électeurs de l’UDC. […]

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