Euthanasie : le protestantisme dit non

Euthanasie : le protestantisme dit non

La Fédération protestante de France et le Conseil national des évangéliques de France ont adopté des textes sur la fin de vie qui sont très proches.

Un contenu proposé par Réforme

Publié le 28 janvier 2015

Auteur : Antoine Nouis

Lors des vœux de la Fédération protestante, le pasteur François Clavairoly avait annoncé la parution prochaine d’un texte de réflexion sur la fin de vie. Le texte est sorti, accompagné en annexe de quatre autres éléments de réflexion proposés par l’Église unie, la Fondation des diaconesses, l’Église adventiste et enfin la Commission d’éthique protestante évangélique. En diffusant plusieurs textes, la Fédération protestante de France est fidèle à sa tradition de ne pas présenter une prise de position définitive mais des éléments de réflexion pour permettre à chacun de se forger sa propre opinion.

Le texte de la FPF commence par affirmer que « la manière dont la fin de vie est vécue dans notre pays n’est pas satisfaisante. Elle se vit le plus souvent à l’hôpital, hors du cadre familier de la personne, et fréquemment dans une certaine solitude ». La fin de vie n’est pas une question abstraite, nous l’abordons à partir de notre propre expérience du décès des personnes qui nous sont les plus proches – parents, conjoint et parfois même enfants. Sans compter la façon dont nous appréhendons notre propre mort, ce qui relève au sens propre de l’im-pensable : comment penser sa propre absence ?

Jusqu’au bout de la loi Leonetti

Pour mieux vivre la fin de vie, tous les textes soulignent l’importance de la loi Leonetti de 2005 et sa mauvaise application. Reprenant une question d’actualité, Jean Leonetti lui-même, dans une interview au Journal du dimanche, s’est élevé contre la décision de justice concernant le cas de Vincent Lambert et qui est pour lui un détournement de la loi qui porte son nom. Cette loi repose sur quatre pieds : le refus de toute obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique), la prise en compte de la volonté du patient par l’écriture de « directives anticipées » et la désignation d’une « personne de confiance » si jamais le malade n’est plus en état de formaliser son souhait, le développement des soins palliatifs et enfin la possibilité de plonger le malade en sédation profonde. Les différents textes soulignent tous les insuffisances non pas de la loi mais de son application. […]

Poursuivez votre lecture gratuitement sur le site de Réforme

Dans la même rubrique...

« Aider plus de 400 personnes à se nourrir tous les soirs »

Bénévole à l’Armée du Salut depuis plus de 10 ans, François a vu les Soupes de nuit de l’Armée du Salut évoluer.

Un contenu proposé par Armée du Salut

Vous avez dit « autisme » ?

D’après le site du gouvernement français, on préfère parler de Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA) car l’«autisme» est multiforme: «Chaque personne peut se situer à des degrés différents, selon la fréquence et l’intensité de ses particularités.»

Un contenu proposé par SpirituElles

Dans les Ehpad, les aumôniers face à la crise

Pendant la pandémie, les aumôniers des Ehpad ne pouvaient plus rencontrer les résidents, ni célébrer des cultes avec eux. Comment ont-ils géré cette situation ?

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Extension de l’interruption médicale de grossesse

Une loi votée cet été autorise désormais les femmes à avorter jusqu’à 9 mois pour des raisons psycho-sociales. La réaction du théologien Antoine Nouis.

Un contenu proposé par Le blog d’Antoine Nouis

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Réforme

Chaque semaine, Réforme commente les grands événements politiques, économiques, les phénomènes de société ainsi que les débats sociaux. Il offre un éclairage original sur l’actualité religieuse, artistique et littéraire.

Derniers contenus du partenaire

bannière podcast