Fin de vie : mourir moins mal

Fin de vie : mourir moins mal

Le vote belge et l’affaire Vincent Lambert relancent le débat sur l’euthanasie en France. Médecins et infirmières décrivent des situations d’une très grande complexité.

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Publié le 17 janvier 2015

Auteur : Marie Lefebvre-Billiez

Jeudi 13 février, les députés belges ont étendu la possibilité d’euthanasie en cas de maladie incurable et de souffrances intolérables aux enfants « en capacité de discernement ». Le lendemain, en France, le Conseil d’État a demandé une nouvelle expertise médicale avant de statuer sur l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis un accident en 2008. Deux événements qui font dire à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) qu’il faut autoriser en France l’euthanasie active.

Selon Philippe Lohéac, délégué général de l’ADMD, citant l’affaire Lambert, « aujourd’hui nous avons le choix entre une survie qui peut durer plusieurs dizaines d’années ou le fait de débrancher quelqu’un pour le faire mourir de faim et de soif en plusieurs semaines. C’est inadmissible. Il suffirait d’administrer un produit létal pour délivrer la personne en quelques minutes ».

Abus et dérives

Il fait remarquer que Vincent Lambert a toujours affirmé ne pas souhaiter être maintenu en vie dans ces conditions. « Il faut une loi qui mette au cœur la volonté de la personne qui souffre, et elle seule. Sinon, il y a des abus. Quand on écoute les médecins, la famille ou le clergé, il y a des dérives. » […]

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