Islam : comment prévenir la radicalisation en prison ?

Islam : comment prévenir la radicalisation en prison ?

Différents dispositifs veulent endiguer la propagation de l’islam radical parmi les détenus, des « unités de prévention du prosélytisme » aux programmes de déradicalisation.

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Publié le 1 octobre 2015

Auteur : Marie Lefebvre-Billiez

Mardi 15 septembre, à la prison de Fresnes en région parisienne. Environ soixante-dix personnes se pressent dans la salle de réunion à l’extérieur des espaces dédiés à la détention pour un colloque sur la radicalisation islamiste des détenus. Ce rassemblement se veut « interdisciplinaire », il réunit personnels pénitentiaires, juges, sociologues, philosophes, aumôniers, intervenants extérieurs, etc. Organisé sous l’impulsion de l’aumônerie protestante, et notamment des pasteurs Félicien Mas-Miangu, aumônier régional, et Philippe Kabongo, aumônier à Fresnes, il fait dialoguer sur un sujet sensible pour l’opinion publique des personnes en désaccord parfois profond.

Tout d’abord, qu’est-ce que la « radicalisation islamiste » des détenus ? Comment la définir ? Quels sont ses symptômes, ses dangers ? La maison d’arrêt de Fresnes, qui regroupe 2 500 détenus, dont un tiers demande à faire le ramadan, a été la première il y a tout juste un an à mettre en place un dispositif spécial pour cibler les détenus dits « radicalisés ». Son directeur, Stéphane Scotto, connu pour son approche plutôt sécuritaire des enjeux pénitentiaires, explique : « En 2014, nous avions perçu qu’une minorité de détenus exerçaient une pression sur la majorité. C’était des injonctions et des interdictions : “N’écoute pas cette musique, n’affiche pas ces photos, c’est profane. Ne dévoile pas ta nudité sous la douche en présence d’autres personnes, c’est interdit.” Quelques détenus voulaient réformer la conduite des autres, en relation avec la pratique rigoureuse et rigoriste d’un culte. »

Individualiser les relations

Une situation « insupportable » pour Stéphane Scotto qui met alors en place une « unité de prévention du prosélytisme ». Il s’agissait de concentrer en un seul lieu les détenus susceptibles d’exercer des pressions sur les autres pour diminuer au maximum leurs interactions, et donc leur influence potentielle, sur le reste des prisonniers.

Mais quel critère utiliser pour cibler les détenus dits « radicalisés » ? Stéphane Scotto décide d’employer un critère objectif : le motif de l’incarcération. […]

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