La vieillesse, les générations et la Bible

La vieillesse, les générations et la Bible

La prolongation de la durée de vie est en train de changer le rapport entre les générations. Qui s'occupe de qui ?

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Publié le 14 octobre 2014

Auteur : Olivier Brès

Manger des brocolis et marcher plus de dix mille pas chaque jour. Voilà quelques-unes des recettes récentes pour vivre longtemps ou pour vieillir en beauté. C’est la nouvelle mode, bien en ligne avec l’évolution de la population de notre pays, avec son vieillissement : trouver les formules prétendument les plus scientifiques pour durer en bonne santé.

Est-ce que Henoch, Matusalem, Lémek et les autres patriarches d’Adam à Noé, qui sont supposés avoir vécu entre 900 et 700 ans, ont mangé des brocolis, et marché plus de dix mille pas par jour ? La généalogie du chapitre 5 de la Genèse ne le dit pas.

Mais si la durée de vie moyenne des patriarches est élevée, elle n’est pas infinie. Il n’y a pas de promesse d’immortalité. D’ailleurs, c’est celui qui vit le moins longtemps (365 ans pour Hénoch) qui est présenté comme ayant vécu en communion avec Dieu. Il est aussi le seul qui soit « enlevé auprès de Dieu ».

Nous pourrions y voir une indication sur la relation que nous sommes invités à entretenir avec l’intensité et avec la durée de nos existences. Qu’est-ce qui compte pour nous ? Et dans une société complexe comme la nôtre, qu’est-ce que nous attendons de son système de protection sociale et d’accès aux soins ? Une prolongation la plus importante possible de notre respiration à n’importe quel prix, ou une qualité la plus relationnelle possible de nos souffles destinés à s’éteindre ?

Débat de fond

Pour une fois, la question n’engage pas un débat sur le prix, le coût de la prise en charge des plus âgés, mais un débat de fond : quelle intensité de relations notre organisation sociale offre-t-elle aux plus âgés ? Que pouvons-nous faire pour qu’ils soient vivants jusqu’au bout ? […]

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