Les Français et l'orthographe, une relation tumultueuse

Les Français et l’orthographe, une relation tumultueuse

L’emballement médiatique à propos de l’orthographe n’est-il qu’une tempête dans un verre d’eau ? D’où vient l’attachement des Français à l’orthographe ? Doit-on la réformer ?

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Publié le 17 mars 2016

Auteur : Laure Salamon

C’est avec un sujet sur le nénufar sans « ph », ognon sans « i » et weekend sans tiret que le journal télévisé de TF1 du 29 janvier 2016 puis l’article correspondant sur son site Internet ont affolé les réseaux sociaux et les médias français. Au sein de la rédaction de TF1, une des journalistes à l’origine du sujet raconte que quelqu’un les a alertés sur le fait que le bulletin officiel de l’Éducation nationale du 26 novembre 2015 faisait mention de la révision orthographique de 1990 et que les éditeurs se mettraient à l’appliquer dès la prochaine rentrée.

En 1990, le Conseil supérieur de la langue française avait proposé des rectifications sur 2 400 mots. Ce groupe était alors présidé par Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française. L’illustre institution chargée depuis 1635 de définir notre langue avait validé les propositions. Mais rien n’avait été imposé ni à l’école, ni dans l’édition. Les modifications avaient déclenché des polémiques interminables. Selon le linguiste Pierre Encrevé, alors responsable de la langue française au cabinet du Premier ministre, Michel Rocard, de 1988 à 1991, les médias avaient présenté ces changements comme une réforme imposée par le pouvoir.

En 2008, le bulletin officiel de l’Éducation nationale précisait que, dans le cadre de la refonte des programmes, […]

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