Les musulmans sont bien intégrés en Suisse

Les musulmans sont bien intégrés en Suisse

Un rapport de la Confédération fait le point sur la situation des 350 000 à 400 000 musulmans vivant en Suisse. Le Conseil fédéral affirme que la situation ne nécessite aucune mesure spécifique.

Un contenu proposé par La Vie Protestante

Publié le 1 juin 2013

Auteur : Sarah Scholl

Conseil fédéral a estimé mi-mai qu’« aucune mesure spécifique n’est nécessaire pour mieux intégrer les musulmans ». Cette sentence, encourageante quant aux questions d’intégration, intervient à l’issu d’une longue procédure d’analyse et de consultations dans les différents cantons suisses. Un rapport avait été requis par des conseillers nationaux à la suite du vote interdisant la construction de minarets en 2009.

Qui sont les musulmans de Suisse ?

Les experts fédéraux ont estimé que 350 000 à 400 000 musulmans vivent dans le pays, dont un tiers avec la nationalité suisse. Ils sont en majorité originaires des Balkans occidentaux et de Turquie : leurs langues et leurs cultures sont diverses. « En résumé, on peut dire qu’il n’y a pas, en Suisse, une seule communauté musulmane homogène mais une multitude de communautés ayant généralement très peu de relations entre elles. »

Le rapport souligne que, pour de nombreux musulmans, « l’appartenance religieuse ne constitue pas la principale caractéristique de leur identité ». Ils sont « laïques », c’est-à-dire qu’ils « vivent plus ou moins de manière areligieuse ou considèrent la pratique de la religion comme une affaire privée ». Seuls 12 à 15% d’entre eux se rendraient régulièrement à la mosquée. En outre, l’immense majorité des pratiquants vivent leur religion sans contradictions avec les us, les coutumes ou les normes de la société civile helvétique.

Pas de mesures spécifiques

Les conclusions du rapport sont très claires : la grande majorité des musulmans participe à la société suisse. Il n’y a pour ainsi dire pas de problèmes dans des domaines tels que l’armée, la formation professionnelle ou la santé. L’appartenance religieuse mène rarement à des conflits.

Le rapport affirme donc que l’islam politique et le djihadisme, s’ils sont présents, restent des « phénomènes marginaux ». Les extrémistes (violents) sont « surveillés et neutralisés » par les autorités compétentes. De même, les mariages forcés et l’excision sont combattus. Les fortes divergences religieuses ne surviennent « qu’à titre exceptionnel et sont alors le plus souvent liés à un individu ».

Absence de nécessité fait loi. Le Conseil fédéral a donc renoncé « à introduire des mesures spécifiques en vue de réduire les divergences de nature religieuse ». Il reconnaît néanmoins que les personnes musulmanes se considèrent souvent comme doublement discriminées : « en tant qu’étrangers et en tant que musulmans ».

Le Conseil fédéral préconise donc d’utiliser les instruments d’intégration existant pour dépasser les barrières linguistiques et socioculturelles, qui restent des obstacles plus importants que la religion en elle-même. Il se dit réticent à l’idée d’introduire une réglementation fédérale sur les communautés religieuses.

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