Oser parler de la mort aux enfants

Oser parler de la mort aux enfants

Rosette Poletti, théologienne et psychothérapeute, livre ses conseils pour aborder la mort avec les enfants.

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Publié le 30 octobre 2015

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« Attendez que l’enfant vous interroge pour lui parler de la mort. Donnez-lui des réponses claires et simples, conseille Rosette Poletti, infirmière, théologienne et psychothérapeute. Nous projetons nos peurs sur l’enfant. Mais il est bien moins angoissé que nous. Il est surtout curieux. » « Prenez soin de vous. Ne lui cachez pas votre douleur, mais trouvez un lieu extérieur pour l’exprimer. Mieux vous irez, mieux ira votre enfant. »
L’enfant accepte plus facilement la mort que les adultes. « Il a l’humilité d’accepter qu’il y a des choses qu’on ignore, comme le mystère de la mort. Sa capacité à l’ici et maintenant lui permet de sortir de sa tristesse par une sollicitation extérieure aussi simple qu’une sortie à la patinoire. » On oublie aussi souvent que l’enfant est quotidiennement confronté à la mort. Que dire devant le cliché du petit Aylan Kurdi, réfugié syrien retrouvé noyé sur une plage de Turquie ? « Dites à votre enfant qu’il est tombé du bateau et qu’il s’est noyé. Dites-lui aussi que vous prenez des bateaux plus solides et que vous mettez des gilets de sauvetage. Minimisez sans éviter la réalité. »

Une question d’âge

Avant 2 ans, l’enfant sait que la personne est partie. Il a besoin de sécurité et d’un cadre stable. De 3 à 5 ans, il prend conscience que le défunt ne reviendra pas, mais ne comprend pas le « pour toujours ». Il faut donc être attentif à ce qu’on dit. Evitez les phrases : « Il nous a quittés. Il s’est endormi. » « Dites-lui que la personne est morte. Il peut l’intégrer », explique Rosette Poletti. […]

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