Prostitution : le débat qui dérange

Prostitution : le débat qui dérange

La nouvelle loi, soutenue par des députés issus de tous les partis politiques, fait débat au sein des associations et parmi les féministes.

Un contenu proposé par Réforme

Publié le 28 novembre 2013

Auteur : Marie Lefebvre-Billiez

Des militants impliqués sur le terrain partagent leurs analyses.

Jeudi 21 novembre, 14 h 30, à l’Assemblée nationale à Paris. Sarah-Marie Maffesoli, membre du syndicat des prostituées Strass, s’insurge contre la nouvelle loi sur la prostitution, discutée par les députés les 27 et 29 novembre. Le même jour à la même heure exactement à Clichy, Rosen Hicher, une « survivante de la prostitution », participe à une conférence de presse pour défendre la loi qu’elle estime protectrice.
Que propose donc cette loi ? L’abrogation du délit de racolage, qui aboutissait à la garde à vue des personnes prostituées, pourtant considérées comme victimes ; la mise en place d’un fonds de dotation spécifique pour aider financièrement les personnes souhaitant sortir de la prostitution ; l’attribution d’une carte de séjour temporaire de six mois et de l’allocation temporaire d’attente pour les personnes quittant la prostitution sans dénoncer leurs proxénètes ; et surtout la pénalisation du client à hauteur de 1 500 euros, ou la participation à un stage de sensibilisation à « l’envers du décor » de la prostitution.
Cette loi, qui n’émane pas du gouvernement, mais des députés eux-mêmes, compte des soutiens parmi tous les partis politiques : la rapporteure Maud Olivier (PS), André Schneider (UMP), Dominique Voynet (EELV), Pierre Laurent (PCF) et Chantal Jouanno (UDI). Mais les féministes ne sont pas d’accord entre elles, et trois pétitions ont été lancées : « 343 salauds » ont légitimé leur recours à des prostituées ; des personnalités du spectacle, dont Catherine Deneuve et Charles Aznavour, craignent que la pénalisation du client ne se retourne in fine contre l’intérêt des prostituées qui risquent de se cacher davantage ; au contraire, une quarantaine d’élus alsaciens, tous partis confondus, ont pétitionné pour la loi et la pénalisation du client. […]

Poursuivez votre lecture gratuitement sur le site de Réforme

Dans la même rubrique...

Les politiques ne peuvent échapper à la loi commune

Les responsables politiques en France n’ont pas d’autre option que de se conformer à une vision de la justice et de la morale commune.

Un contenu proposé par Campus protestant

Inquiétude des responsables des Églises chrétiennes

Les trois responsables des cultes catholique, protestant et orthodoxe ont co-signé une tribune parue dans le Figaro du 10 mars pour alerter sur le projet de loi confortant les principes républicains.

Un contenu proposé par Réforme

Confiner à l’air libre, une mesure efficace ?

Une troisième version du confinement est entrée en vigueur samedi 20 mars pour près d'un tiers des Français.

Un contenu proposé par Une plume et des gens

A la Cité de Refuge, illuminer le quartier par ses âmes

Le projet artistique Human soul racontent, à travers des collages, les histoires des résidents de la Cité du Refuge.

Un contenu proposé par Armée du Salut

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Réforme

Chaque semaine, Réforme commente les grands événements politiques, économiques, les phénomènes de société ainsi que les débats sociaux. Il offre un éclairage original sur l’actualité religieuse, artistique et littéraire.

Derniers contenus du partenaire