Synode de la famille au Vatican

Synode de la famille au Vatican

À Rome, le pape François entame la réflexion sur des sujets sensibles. Une évolution des relations entre l'Église et la famille serait la marque de son pontificat.

Un contenu proposé par Réforme

Publié le 10 octobre 2014

Auteur : Antoine Nouis

Les questions de morale conjugale font partie des domaines dans lesquels le magistère est le moins suivi par les catholiques pratiquants. En 1980, le pape Jean-Paul II avait convoqué un synode ordinaire sur ce sujet. L’épiscopat français avait pris l’initiative d’une grande consultation. Il avait reçu cinquante mille réponses mais comme la synthèse n’a jamais été publiée, on ne sut ce qu’elle contenait. En conclusion du synode, Jean-Paul II confirma la position de l’Église sur l’interdiction des moyens de contraception non naturels, l’indissolubilité du mariage et la non-admission des divorcés remariés à l’eucharistie.

Une vraie consultation

Trente ans plus tard, le divorce est toujours aussi prononcé entre le peuple et le magistère, c’est pourquoi le nouveau pape a pris la décision de convoquer un autre synode, extraordinaire cette fois, du 4 au 19 octobre. Ce synode a été précédé d’une consultation des conférences épiscopales du monde entier. Elle a donné lieu à une synthèse qui a été rendue publique (www.eglise-catholique.fr). Cette méthode de travail tranche avec le passé car, le plus souvent, le document de travail était rédigé avant que n’arrivent les contributions des conférences épiscopales.

L’intitulé de la consultation donne le ton : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Il ne s’agit pas de rappeler la doctrine de l’Église mais d’écouter la façon dont elle est reçue et de prendre conscience du frein qu’elle peut constituer pour le témoignage de l’Évangile. Le pape a déclaré, lors de la messe d’ouverture du synode, que l’Église devait « entendre le cri du peuple de Dieu ».

Autre nouveauté, les cardinaux ont commencé à débattre publiquement avant la tenue du synode. Ce fut d’abord le cardinal Kasper, l’ancien président du Conseil pour l’unité des chrétiens, qui a pris position pour un accueil, sous certaines conditions, des divorcés-remariés aux sacrements. Cette prise de position a suscité la réaction des catholiques traditionnels. […]

Poursuivez votre lecture gratuitement sur le site de Réforme

Dans la même rubrique...

Nous sommes libres !

L'édito vidéo du pasteur Samuel Amedro pour le journal Réforme.

Un contenu proposé par

« Une place pour elles »

Des associations protestantes se mobilisent contre la violence intrafamiliale à travers un clip de prévention, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Un contenu proposé par Campus protestant

Lutte contre les séparatismes : « Mettons-nous au travail ! »

Vendredi 2 octobre, Emmanuel Macron a présenté son projet pour lutter contre les séparatismes. Pour Regards protestants, Philippe Gaudin, directeur de l’Institut européen en Sciences des religions, en commente deux mesures.

Un contenu proposé par Le blog de Frédérick Casadesus

Rencontre avec l’une des deux imames de la mosquée Simorgh (3)

Anne Sophie Monsinay est co-fondatrice avec Eva Janadin des Voix d’un islam éclairé (Mouvement pour un islam spirituel et progressiste).

Un contenu proposé par Carnet d’une étudiante en théologie

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Réforme

Chaque semaine, Réforme commente les grands événements politiques, économiques, les phénomènes de société ainsi que les débats sociaux. Il offre un éclairage original sur l’actualité religieuse, artistique et littéraire.

Derniers contenus du partenaire

Rejoignez-nous sur Instagram