Voter, c’est prendre ses responsabilités

Voter, c’est prendre ses responsabilités

Une semaine après le second tour des élections départementales, le pasteur Olivier Brès s'interroge sur le sens du vote.

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Publié le 7 avril 2015

Auteur : Olivier Brès

Je suis allé voter pour les départementales. Je suis un protestant sérieux et républicain. Je crois que nous avons une forme de « devoir » de citoyen. Mais je ne suis pas sûr d’avoir fait le bon choix. J’aurais peut-être dû m’abstenir, même si cela remettait en cause toute mon éducation, et la lecture de l’histoire de la conquête du suffrage universel qui m’a été inculquée par l’école.

Pourquoi ne pas s’être abstenu ? On se le demande quand on a entendu des discours de campagne qui jouaient sur la peur, le ressentiment, la défense d’un camp ou d’un autre, et pratiquement jamais sur les choix locaux. Et quand, au lendemain des élections, on entend les mêmes déclarations, les justifications du succès ou de l’échec (rarement), les accusations portées contre les adversaires et rien sur ce que seront les politiques départementales.

L’abstention est justifiable. On se le dit aussi quand on lit les récits de la semaine de la Passion. Quand, à Jérusalem, les foules criaient : « Hosanna ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient » (Jean 12,13), il y en a bien qui se sont abstenus, ont regardé le spectacle avec circonspection, ont jugé l’enthousiasme de leurs voisins exagéré et suspect. Est-ce qu’ils n’étaient pas les plus sages, ceux-là ?

Et plus tard, quand les foules criaient : « À mort, à mort, crucifie-le » (Jean 19,15), il y en a certainement qui se sont tus, qui ont gardé leurs distances avec la soif de violence et d’exclusion de leurs voisins.

Il y en a bien qui, plutôt que de monter se délecter du spectacle au Golgotha, sont restés chez eux. Est-ce qu’ils n’avaient pas l’attitude la plus sage, ces abstentionnistes ?

Respecter et préserver

Lire les récits de la Résurrection pourrait aussi conduire à s’abstenir. Quand l’aventure du christianisme commence, elle ne concerne que quelques personnes, plutôt médiocres socialement, sans reconnaissance médiatique, sans position de pouvoir. […]

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