Se réformer sans cesse

Dans la perspective protestante, le peuple qui constitue l'Eglise est composé de pécheurs justifiés. Un grand principe du protestantisme commenté par Nicola Stricker.

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Auteur : Nicola Stricker

Publié le 30 janvier 2013

L’Eglise n’est donc pas une communauté parfaite, en tant que diversité. Mais l’Eglise évolue positivement et négativement, elle doit donc toujours se mettre en question pour voir si elle reste fidèle à son fondement, au Christ. La théologie c’est justement cet auto-examen critique de l’Eglise.Caroline Baubérot : « Chaque fois que l’Eglise part dans de mauvaises directions, chaque fois que les choses se délitent, c’est toujours un retour à Christ qui permet de revenir à l’essentiel. »

Nicola Stricker : « Se mettre en question pour l’Eglise, c’est vraiment mettre en question toute sa structure, tout son discours. Cette nécessité ressort bien dans ce témoignage. En revanche, je dirais que tout bouge, même les dogmes bougent. Dans le protestantisme, il n’y a pas de dogmes qui ne pourraient pas être objet de révisions, d’interprétations. Concernant l’importance de l’interprétation, je suis tout à fait d’accord avec ces propos. »

Jane Stranz : « Pour moi, c’est essentiel de vouloir être réformé et de se réformer, d’aller à l’intérieur de soi-même, comme individu ou comme Église, pour voir quelles sont les réformes qui sont possibles, et aussi de regarder ce que la société nous pousse à faire comme réforme. »

N. S. : « La société peut nous pousser dans une bonne direction, elle peut nous pousser dans une mauvaise direction. Je pense à la dégénérescence que l’Eglise du troisième Reich a connu sous l’influence de l’idéologie nazie. Bonne direction, je pense à la réflexion qui a abouti à l’ordination des femmes, je pense aussi à la réflexion sur le mariage homosexuel. Là on peut dire que l’Eglise reçoit de bonnes impulsions de la part de la société. »

Florence Blondon : « Se remettre en question, c’est indispensable. On ne peut pas prendre le principe du Sola Scriptura (l’Écriture seule) sans se réformer sans cesse, parce qu’on est amené à lire de manière différente selon les époques. Plus personne ne lit la Bible comme Saint-Augustin lisait la Bible, même si j’aime beaucoup lire les commentaires de Saint-Augustin, aujourd’hui ils sont inaudibles. C’est intéressant sur le plan historique, il y a de grandes idées, que l’on peut reprendre, mais plus personne ne prêcherait comme Saint-Augustin prêchait. »

Elsa Bouneau : « C’est se dire que rien n’est acquis, qu’il n’y a pas de dogmes, de règles de fonctionnement. Et qu’en permanence, il y a une exigence à faire mieux, ou en tous cas, à se bonifier. »

Cette vidéo fait partie de la série : Les grands principes du protestantisme, par la théologienne Nicola Stricker
Réalisation : JMAGE – Jeremy Frey
Production : JMAGE – Maud Lambert
Diffusion : Meromedia – Isabelle Fiévet-Rossignol

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