Je suis protestant : Caroline Bretones, pasteur

« J'ai une maman qui est allemande. J'ai donc connu le protestantisme par ma mère, par son identité luthérienne. Mon père était espagnol, catholique. »

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Publié le 18 juin 2014

« J’ai une maman qui est allemande. J’ai donc connu le protestantisme par ma mère, par son identité luthérienne. Mon père était espagnol, catholique. Et tous deux se sont installés à Lyon. Jeunes mariés, ils ont eu leurs trois enfants à Lyon et ils ont choisi de s’implanter dans l’église luthérienne de Lyon. Donc le protestantisme, je suis né dedans, mais pas forcément dans un milieu très religieux.

J’ai eu ma vocation à l’âge de 15 ans de manière assez simple. Dans le cadre d’un groupe de jeune, j’ai discuté avec une amie qui m’a dit qu’elle voulait être pasteur. Il n’y avait aucun pasteur dans mon environnement et je n’imaginais même pas qu’une femme puisse devenir pasteur. Le fait qu’elle me dise ça a un peu provoqué un déclic chez moi. Je me suis retrouvée pasteur à 25 ans, ce qui est assez jeune, mais j’ai vraiment été confirmée dans ma vocation.

J’ai eu un ministère heureux pendant de nombreuses années, je me suis mariée, j’ai eu trois enfants. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Jusqu’à un moment de rupture, en 2010, quand mon mari est parti. Tout ce sur quoi on avait patiemment, minutieusement construit sa vie, et qui est quand même souvent humain parce que ce sont les standards de la société : un couple, une famille, une maison, un métier, etc. Quand tout ça s’effondre, quand il n’y a plus rien, on se pose la question si on veut vivre ou mourir. Qu’est-ce qui me fait vivre, qu’est-ce qui me fait mourir ? Et c’est là que finalement, tout ce que j’avais pu dire, penser, prêcher auparavant, de manière sincère parce que je pense que je l’étais vraiment, mais en même temps à trouver son sens en fait parce que c’était confronté au réel, confronté à l’épreuve. Alors je ne dis pas qu’il faut forcément passer par l’épreuve pour avoir une foi authentique, je ne pense pas, je n’espère pas. Je pense simplement qu’il y a des gens qui ont besoin de ça. Et moi il a fallu que je passe par là certainement pour que ma foi en Jésus-Christ devienne quelque chose de vivant, plus que vivant, l’essentiel de ma vie.

Dans le cadre de l’Eglise et justement dans la relation avec Dieu, on découvre aussi une fraternité humaine qui est autre, qui est très belle, très forte, etc., mais qui reste quand même limité parce que les hommes sont très limités. On ne peut pas construire uniquement sur cette fraternité humaine. J’ai été aussi merveilleusement accompagnée par des amis, des frères et des sœurs, des gens qui ont été là, et que je remercie de tout cœur. Mais j’ai vraiment fait l’expérience que même les meilleurs amis du monde, même les enfants, à un moment donné, n’étant pas suffisants pour me tenir en vie. Qui peut dire qu’il choisit tout, qu’il contrôle tout ? Personne. La question, c’est de savoir vraiment sur quoi je me fonde ou en qui je mets ma confiance.

On est tous un peu pasteur en exerçant le soin des autres et en étant là pour être témoin de la parole auprès des autres. Le fait d’être une femme pasteur, même quand j’étais étudiante en théologie, quand je rencontrais des gens dans le train, etc., ça ouvre un robinet, ça fait parler les gens, c’est incroyable.Et quand ils se trouvent en face d’une personnalité comme ça, c’est le moment ou jamais de poser les questions qu’ils n’ont jamais posées. C’est l’occasion de dialoguer et c’est vraiment l’occasion pour moi aussi d’amener des gens à découvrir qui est Dieu et qui est Jésus-Christ. »

Cette vidéo fait partie de la série : Je suis protestant
Réalisation : JMAGE – Jeremy Frey
Production : JMAGE – Maud Lambert
Diffusion : Meromedia – Isabelle Fiévet-Rossignol

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